Esmeralda Thornhill devient la première femme noire à siéger au Conseil du statut de la femme. De 1989 à 1991, elle agit comme présidente nationale du Congrès des femmes noires du Canada dont elle est l’une des membres fondatrices.
Lilly Tronche est la première femme à diriger un établissement pénitencier, le Centre fédéral de formation, l’ancien pénitencier Saint-Vincent-de-Paul.
Claire L’Heureux-Dubé devient la première Québécoise à accéder à la Cour suprême du Canada.
Evelyn O’Bomsawin devient la première femme élue au Conseil de bande abénaquis, poursuivant ainsi sa lutte pour l’amélioration des conditions de vie des autochtones au sein de sa communauté. En 2023, le Réseau Dialog lance un Prix hommage Evelyn O’Bomsawin pour souligner la trajectoire politique, sociale et communautaire des femmes autochtones dans le monde contemporain.
L’avocate Manon Vennat devient la première femme à accéder à la présidence du conseil d’administration d’une chambre de commerce. En 1993, elle devient gouverneure de la Bourse de Montréal.
Pour la première fois de son histoire, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal élit une femme, Nicole Boudreau, à la présidence de l’organisme.
Louise Roy devient la première présidente-directrice générale de la STCUM.
Jocelyne Taillon est la première femme à présider la Corporation professionnelle des psychologues du Québec.
Née à Verdun en 1942, de parents guyanais, l’avocate Juanita Westmoreland-Traoré devient la première présidente du Conseil québécois des communautés culturelles et de l’immigration. Au cours de son mandat de cinq ans, elle travaille au rapprochement des communautés culturelles avec la société majoritaire et à une meilleure intégration des immigrant·e·s à la société québécoise. En 1991, elle est nommée officière de l’Ordre national du Québec.
Lise Bacon devient la première femme nommée vice-première ministre à l’Assemblée nationale du Québec (1985-1994).
Louise Beaudoin est la première femme nommée déléguée générale du Québec à Paris. Députée de la circonscription de Chambly pour le Parti québécois à Québec de 1994 à 2003, puis de la circonscription de Rosemont de 2008 à 2012, elle occupe au cours de sa carrière politique plusieurs postes ministériels au sein des gouvernements péquistes, notamment ceux des Relations internationales et de la Culture et des communications.
Sylvie Bernier est la première Québécoise à gagner une médaille d’or aux Jeux olympiques tenus à Los Angeles.
La politicienne et journaliste Jeanne Sauvé devient gouverneure générale du Canada.
Pionnière de la lutte contre le racisme, l’avocate Esmeralda Thornhill donne, à l’Université Concordia, le premier cours universitaire accrédité offert au Canada sur les femmes noires et les femmes de couleur. En 1984, elle fonde le Congrès des avocats et juristes noirs du Québec, devenu l’Association des avocats et notaires noirs du Québec.
L’ingénieure civile Michèle Thibodeau-DeGuire est nommée déléguée générale du Québec à Boston. Elle est la première femme à occuper un tel poste à l’étranger. En 2013, elle accède à la présidence du conseil d’administration de la Corporation de l’École polytechnique de Montréal, devenant la première femme à occuper cette fonction.
Canonisation de la fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, Marguerite Bourgeoys, en religion Marguerite du Saint-Sacrement, première Canadienne à être reconnue comme sainte.
L’avocate Bertha Wilson est la première femme à siéger à la Cour suprême du Canada. En 1988, elle participe à la décision de la Cour suprême d’abolir la loi sur l’avortement.
Judith Erola est la première femme nommée ministre du Statut de la femme au Canada.
Andrée P. Boucher devient la première cheffe d’un parti municipal au Québec, Action Sainte-Foy.
Née à Port-au-Prince en Haïti, Yvette Bonny s’installe à Montréal au terme de ses études médicales. Pédiatre-hématologue, elle pratique à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont à partir de 1970 et enseigne la clinique à l’Université de Montréal à partir de 1972. Le 2 avril 1980, elle réalise la première greffe de moelle osseuse chez un enfant, une fillette de treize ans. C’est une première au Québec. De 1980 à 1998, Yvette Bonny est responsable de l’unité provinciale de transplantation médullaire pédiatrique de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et réalise toutes les greffes de moelle osseuse des enfants québécois. Sa contribution exceptionnelle est reconnue par de très nombreux prix et distinctions.
Kateri Tekakwitha est la première amérindienne d’Amérique du Nord à être béatifiée. Elle devient sainte en 2012.
Gisèle Turcot est nommée secrétaire générale de l’Assemblée des évêques du Québec, un poste dans l’Église qu’aucune femme n’a encore occupé. En 1982, Soeur Gisèle Turcot participe avec un groupe de féministes chrétiennes à la fondation de l’organisme Femmes et ministères qui cherche à améliorer le statut des femmes dans l’Église catholique. En 2021, l‘Université Laval lui décerne un Doctorat honoris causa en reconnaissance « de son engagement à la promotion des femmes hors et dans l’Église, pour la lutte contre les injustices et les inégalités sociales, ainsi que pour la promotion de la paix» .
Jeanne Sauvé devient la première présidente de la Chambre des communes.
Le bureau exécutif de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) accueille sa première vice-présidente, Marie Lallo-Pinsonneault. Au cours de ses quatre mandats à ce poste, elle assume la responsabilité politique du comité de la condition féminine et milite pour aider les femmes à conquérir une plus grande place au sein des structures syndicales. Elle est à l’initiative de la féminisation du nom de la centrale qui devient la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec au congrès de 1985.
L’avocate Christine Tourigny devient la première secrétaire générale associée du gouvernement du Québec. Elle terminera sa carrière comme Juge à la Cour d’appel du Québec, division de Québec (1987-1998). Un prix en son honneur est décerné chaque année, depuis 1998, par le Barreau du Québec à une avocate en reconnaissance de son engagement social et professionnel, et sa contribution particulière à la progression des femmes dans la profession.
Judy Evan-Cameron devient la première Québécoise pilote de ligne du Québec.
Francine Lalonde est la première femme élue vice-présidente et la première femme à accéder au bureau exécutif de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).
Embauchée par la Sureté du Québec à Shawinigan, Nicole Juteau devient, à dix-neuf ans, la première femme policière au Québec. Pour permettre son assermentation, le règlement 7 qui interdisait jusque-là la profession aux femmes a dû être modifié par l’Assemblée nationale du Québec. Après six ans de patrouille, Nicole Juteau devient d’abord enquêtrice, puis agente double pour infiltrer le crime organisé. Elle prend sa retraite en 1999, à l’âge de 46 ans.
Bertha Wilson est la première femme nommée juge à une cour d’appel au Canada (en Ontario). Elle sera également, en 1982, la première femme à être nommée à la Cour suprême du Canada. Parmi les décisions importantes de la Cour suprême auxquelles elle participe, la plus importante est sans contredit l’abolition de la loi sur l’avortement en 1988.
La Gendarmerie royale du Canada accepte dorénavant les candidatures de femmes pour des fonctions policières. Trente-deux recrues sont admises au sein de la Troupe 17 au sein de l’école de formation de Regina.
Après avoir été acquitté par un tribunal de première instance et sans qu’il y ait eu ordonnance d’un nouveau procès, la Cour d’appel du Québec renverse unanimement le verdict de non-culpabilité du Dr Henry Morgentaler pour pratique illégale d’avortements et le condamne à 18 mois d’emprisonnement. Le jugement de culpabilité est maintenu par la Cour suprême en 1975. Le docteur Morgentaler purgera 10 mois de sa peine à la prison de Bordeaux avant d’être acquitté lors de deux autres procès en 1975 et 1976. Les procès du Dr Morgentaler seront l’occasion d’un ralliement des groupes féministes dans leur lutte pour obtenir la pleine autonomie juridique des femmes sur les questions relatives à leur corps.
La sénatrice Renaude Lapointe est la première femme francophone à être nommée présidente du Sénat au Parlement.
Gabrielle Vallée est la première femme élue bâtonnière du Barreau de Québec. En 1976, elle est aussi la première femme à accéder aux fonctions de juge en chef associée à la Cour supérieure du Canada.
Claire L’Heureux-Dubé est la première femme nommée juge à la Cour supérieure. Elle sera la première à être nommée à la Cour d’appel du Québec en 1979 et à la Cour Suprême du Canada en 1987. Elle est nommée Compagnon de l’Ordre du Canada en 2003.
Monique Bégin est la première Québécoise à prononcer un discours à la Chambre des communes.
Diplômée de l’Université McGill, Rosemary Wedderburn Brown est la première femme noire élue à une assemblée provinciale législative au Canada en Colombie-Britannique. Elle est aussi la première femme à se présenter à la course à la chefferie d’un parti politique fédéral en 1975.
Députée de la circonscription d’Ahuntsic à Montréal, Jeanne Sauvé est la première femme venant du Québec à occuper un poste ministériel au Canada.
Malgré un droit d’éligibilité datant de 1920, Monique Bégin (1936-2023), Albanie Morin (1921-1976) et Jeanne Sauvé (1922-1993) sont les premières Québécoises élues à la Chambre des communes.
Publication des études effectuées par des chercheures québécoises pour le compte de la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme en 1970. Ces études constituent les premiers jalons d’une riche tradition de recherche qui se développera au fil des ans dans plusieurs universités québécoises. À l’instigation de Monique Bégin, secrétaire générale de la Commission, Marie-Andrée Bertrand, Colette Carisse, Francine Dépatie, Bérengère Gaudet, Alice Parizeau, Micheline Dumont-Johnson, Renée-Geoffroy et Paul Sainte-Marie y présentent, chacune du point de vue de leur discipline respective, des études qui offrent une première documentation sur les conditions de vie des femmes québécoises.
Francine Lalonde devient la première femme à occuper le poste de présidente de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEQ).
La Cour supérieure du Québec accueille Réjane Laberge-Colas, une première femme qui se démarque par ses positions sociales et féministes. En 1966, elle participe à la fondation de la Fédération des femmes du Québec dont elle devient la présidente.
Première femme québécoise à réaliser un long métrage, Anne Claire Poirier avec De mère en fille pose un regard féministe et intimiste sur le rapport d’une femme enceinte à son corps, ses émotions et ses angoisses. Son film le plus connu, Mourir à tue-tête, mi-fiction, mi-documentaire, réalisé en 1979, s’attaque pour la première fois au Québec à un sujet considéré comme tabou: le viol.
Journaliste et animatrice, Lizette Gervais devient la première femme à présenter un bulletin de nouvelles dans un réseau de télévision national. Par son professionnalisme, sa rigueur et son éloquence, Lizette Gervais a contribué à ouvrir la voie aux femmes dans le domaine du journalisme audiovisuel. Son passage à l’antenne a marqué un tournant dans la représentation des femmes dans les médias, encourageant de nombreuses journalistes à suivre ses traces.
Enseignante et directrice d’école, Thérèse Baron devient la première femme à occuper un poste de haute direction dans l’administration publique au Québec à titre de sous-ministre adjointe du ministère de l’Éducation, poste qu’elle occupe jusqu’en 1980. De 1982 à 1996, elle occupe le poste de directrice de la revue l’Oratoire.
La journaliste et écrivaine Evelyn Dumas est la première femme affectée à la couverture des activités parlementaires québécoises. Son affectation, sans être agréée officiellement, par Le Devoir à l’Assemblée nationale, à titre de courriériste parlementaire, marque un tournant dans l’histoire du journalisme au Québec. En 1977, elle sera rédactrice en chef du journal indépendantiste Le Jour. Une salle de l’Assemblée nationale a été nommée en l’honneur de cette pionnière du journalisme québécois.
Fondatrice et doyenne de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal, Alice Girard est la première femme à occuper la fonction de doyenne au sein d’une faculté universitaire québécoise, poste qu’elle occupera jusqu’en 1973. Sa contribution au développement de la profession infirmière au Québec a été reconnue par l’attribution de nombreux prix et distinctions à l’échelle locale, nationale et internationale.
Nommée à la cour municipale de Saint-Georges, Thérèse Lemay est la première femme nommée juge au Québec.
L’avocate Claire Kirkland-Casgrain devient la première femme à siéger à l’Assemblée législative du Québec. Nommée ministre sans portefeuille l’année suivante, elle devient ainsi la première femme à siéger au Conseil des ministres. À titre de ministre, elle occupera plusieurs ministères dans le cours de sa carrière. Sa contribution à la défense des droits des femmes est particulièrement remarquable puisqu’elle est la marraine du projet de loi 16, Loi sur la capacité juridique de la femme mariée, qui reconnaît les femmes mariées comme des personnes juridiques autonomes, et de la Loi 63, qui propose la création du Conseil du statut de la femme. On lui doit également la création de l’ITHQ, la Loi sur les biens culturels et la création des premières réserves fauniques du Québec accessibles à l’ensemble de la population. Seule femme à siéger à l’assemblée nationale pendant 12 ans, ses réalisations et son engagement pavent la voie à la participation des femmes en politique. Après sa retraite de l’Assemblée nationale en 1973, elle sera la première femme nommée juge à la Cour provinciale. Elle sera aussi la première femme à obtenir des funérailles nationales au Québec.
Ellen Louks Fairclough devient la première femme membre d’un cabinet ministériel canadien. L’année suivante, elle sera la première femme à assumer les fonctions de premier ministre par intérim du Canada du 19 au 20 février 1958.
Thérèse Sicard est la première femme à recevoir un diplôme en génie forestier de l’Université Laval et la seule femme membre de l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec jusqu’en 1968.
Les femmes accèdent à la Chambre des notaires du Québec. Louise Dumoulin devient la première femme notaire du Québec en 1958.
La syndicaliste Huguette Plamondon est élue présidente du Conseil du travail de Montréal. Première femme à la tête d’une importante organisation syndicale québécoise, elle est élue l’année suivante, en 1956, à la vice-présidence du tout nouveau Congrès du travail du Canada. Elle devient ainsi la première femme à occuper un poste de dirigeante syndicale à l’échelle nationale, poste qu’elle occupera pendant trente-deux ans.
Angélina Berthiaume-Du Tremblay succède à son père, Trefflé Berthiaume, comme présidente et directrice générale de La Presse En 1961, elle en quitte la direction et fonde, avec Jean-Louis Gagnon, l’ancien rédacteur en chef de La Presse et d’autres journalistes, un nouveau quotidien : Le Nouveau Journal, dont la parution malgré la qualité de son équipe journalistique, cessera à l’été 1962. À partir de ce moment, elle consacre ses énergies à la Fondation Berthiaume-Du Tremblay qu’elle avait mise sur pied l’année précédente et dont la première réalisation sera, en mai 1972, l’inauguration de 68 unités de logement pour personnes âgées à Rivière des Prairies.
Marianna Beauchamp Jodoin devient la première Canadienne-française nommée au Sénat. Elle y demeurera jusqu’en 1966.
Née en Lettonie et éduquée en Allemagne, Ludmilla Chiriaeff est une des pionnières de la danse professionnelle au Québec. Danseuse, chorégraphe et professeure, elle fonde à son arrivée au Québec en 1952 sa propre compagnie, « Les Ballets Chiriaeff », qui devient en 1958 la toute première compagnie de ballet professionnel au Québec, les Grands Ballets Canadiens, dont elle assure la direction artistique jusqu’en 1974. Par la suite, elle se dédie au développement d’institutions axées sur le développement de la discipline de la danse au Québec et, en particulier, à l’implantation de programmes spécialisés en danse à tous les niveaux du système public d’éducation au Québec.
Thérèse Forget Casgrain est élue à la direction de la branche québécoise du CCF (Co-operative Commonwealth Federation), devenant ainsi la première femme cheffe d’un parti au Canada. Membre du CCF depuis 1946, elle est candidate à quatre élections fédérales consécutives de 1952 à 1958 pour ce parti, ainsi qu’en 1962 et 1963 en tant que candidate du NPD. Elle ne sera jamais élue.
Ellen Louks Fairclough devient députée à la Chambre des communes et dépose la même année un premier projet de loi qui exige une rémunération égale pour un travail de valeur égale dans les secteurs régis par l’administration fédérale. En 1958, elle est la première femme nommée à un poste de ministre fédéral au Canada.
Pionnière de la haute couture au Québec, Laurette Cotnoir-Capponi ouvre une école à Montréal, où elle forme des professionnelles de la coupe, de la couture et du dessin de mode. Première école du genre au Canada, les techniques de haute couture y sont enseignées jusqu’à sa fermeture en 1989.
L’Américaine Ida Rowland est la première femme noire à obtenir un doctorat en sciences sociales de l’Université Laval. Elle est aussi l’une des seules femmes noires américaines à avoir obtenu un doctorat à cette époque. À sa retraite en tant que professeure à l’Université de l’Arkansas-Pine Bluff, elle crée une maison d’édition pour promouvoir la publication de livres sur les Afro-Américains destinés à un jeune public.
Judith Jasmin s’impose comme grand reporter et devient la première Canadienne correspondante à l’étranger. Elle est également la première femme à faire du journalisme politique. Engagée dans plusieurs causes sociales, elle s’implique activement dans la création du Mouvement laïque de la langue française avec l’objectif de promouvoir la laïcité dans les institutions politiques québécoises.
Alma Lepage est la première femme diplômée du baccalauréat en sciences commerciales de HEC Montréal. En 1990, le Prix Alma-Lepage est créé par la fondation des HEC pour honorer la volonté de cette femme d’affaires « de promovoir l’avancement des femmes en gestion ».
Classée première aux examens du Barreau, Jeanne d’Arc Lemay Warren est la première femme à être admise au Barreau de Québec, l’une des 15 sections du Barreau du Québec. En 1966, elle sera la seule femme parmi les neufs membres de la commission d’enquête Castonguay-Nepveu sur la santé et le bien-être social. Nommée juge à la Cour du bien-être social, affectée à la division de Verdun, en 1970, elle est, par la suite, nommée à la Cour supérieure du Québec où elle siègera jusqu’à sa retraite en 1993.
Une première femme, Mary B. Jackson-Fowler reçoit un diplôme d’ingénieur de la Faculté de génie de l’Université McGill.
Alors qu’elle termine ses études en sciences sociales, Louise Dumais crée à l’Université Laval le premier programme de formation des moniteurs en loisirs en milieu universitaire. Dans un environnement essentiellement masculin et clérical, elle réussit en 1948 à obtenir la création d’une Section éducation physique et récréative rattachée à l’École de pédagogie et d’orientation, qui devient en 1952 le Département d’éducation physique et récréation dont elle est la première directrice. Quelques années plus tard, elle obtient la mise sur pied d’une section francophone de l’Association canadienne pour l’éducation physique, la santé et la récréation.
Pour faire face aux difficultés financières rencontrées par le Sanatorium Prévost, l’infirmière Charlotte Tassé, qui travaille au sein de l’établissement depuis sa fondation, et sa consœur, Bernadette Lépine, font l’acquisition de l’établissement. Elles le transforment en corporation à but non lucratif afin d’en accroître l’accessibilité et d’en faire un centre neuropsychiatrique d’importance. En ouvrant en 1950 la toute première école de gardes-malades auxiliaires du Québec au sein du sanatorium, Charlotte Tassé crée de toute pièce la profession des gardes-malades auxiliaires. Cette première initiative est suivie en 1953 par le développement d’un cours de perfectionnement en nursing psychiatrique pour les infirmières professionnelles. Ce cours est reconnu par l’Université de Montréal.
Après des études en service social à New York et à Montréal, la journaliste Hayda Denault devient la première travailleuse sociale professionnelle de la ville de Québec, où elle fonde le Service familial de Québec. En 1943, elle participe à la création de l’École de service social de l’Université Laval et y enseigne pendant vingt ans. L’Ordre du Canada lui a été décerné en 1975 pour sa contribution à la formation des travailleuses et travailleurs sociaux.
Mise sur pied de la section féminine du Corps royal de l’Aviation canadienne, du Corps féminin de l’Armée canadienne et du Corps féminin de la Marine royale Canadienne.
Pauline Roy-Rouillard devient la première femme diplômée en architecture au Québec. En mars 1962, elles sera la première femme à être nommée au Conseil Canadien de l’Habitation.
Cécile Rouleau , diplômée de la faculté des sciences sociales de l’université Laval, devient la première femme cadre au gouvernement du Québec. Elle est à l’origine du Syndicat professionnel des institutrices de la ville de Québec.
C’est depuis 1915 que des femmes diplômées en droit, dont Annie Langstaff, Elizabeth Carmichael Monk et Suzanne Raymond-Filion, réclamaient le droit à la pratique juridique. Ces deux dernières qui possédaient un baccalauréat ès arts seront admises au Barreau, suivies en 1942 par Marcelle Hémond et Constance Garner Short.
Jeanne Lapointe a été l’une des premières femmes à intervenir dans l’espace public en tant qu’experte. Première étudiante à recevoir une licence en lettres de l’Université Laval en 1940, Jeanne Lapointe est aussi la première diplômée aux cycles supérieurs à l’Université Laval et la premières femme professeure de littérature au sein de l’institution. Influente penseuse du Québec moderne, sa contribution intellectuelle, méthodologique et rédactionnelle à la Commission royale d’enquête sur l’enseignement dans la Province de Québec (1961-1966), qui a donné naissance au rapport Parent, a été qualifiée de déterminante par Guy Rocher (2013) qui considère qu’elle a apporté à la Commission « l’essentielle contribution d’une attitude critique et d’une certaine philosophie radicale qu’on peut appeler de gauche. […]. Elle était dotée d’un flair particulier pour ce qui sortait des sentiers battus, du conventionnel […]. Et ce sont ces vents de changements qu’elle introduisait dans nos délibérations ». Professeure au département des littératures de l’Université Laval de 1944 à 1987, Jeanne Lapointe joue également un rôle de pionnière dans le développement des études féministes, particulièrement après sa participation à la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada, officieusement appelée Commission Bird (1967-1970). Pour commémorer son parcours pionnier, l’Université Laval annonce, le 8 mars 2024, que le pavillon des sciences de l’éducation portera désormais le nom de pavillon Jeanne-Lapointe.
Scientifique et botaniste, Marcelle Gauvreau est la première femme à recevoir le prix de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS). Elle est la première francophone à obtenir un diplôme de maîtrise en sciences naturelles en 1939.
Pour la première fois, des femmes, Jessie Kathleen Fisher (1894-1993), Elizabeth Monk (1898-1980) et Lucie Lamoureux-Bruneau (1877-1951), siègent au Conseil municipal de la ville de Montréal. La Charte de la ville sera amendée en 1941 pour donner à toutes les femmes le droit de vote et d’éligibilité.
https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/Monk.pdf
Marcelle Barthe (1904-1964) est considérée comme la première femme annonceure et journaliste radiophonique au Québec. Sous le pseudonyme de Françoise, elle fait ses débuts en 1933 à la station CKCH de Hull comme animatrice d’une émission féminine quotidienne, Pour nous Mesdames. En 1938, elle devient la première femme annonceure engagée par la radio d’État (Radio-Canada), où elle participera à une grande variété d’émissions dont Lettre à une Canadienne qui tiendra l’antenne de 1945 à 1964
Diplômée en chimie de l’alimentaiton de la Sorbonne, Jehane Benoît, surnommée la « grande dame de la cuisine québécoise » fonde à Montréal la première école culinaire laïque au Québec, Au fumet de la Vieille-France et en 1935, le Salad Bar, un des premiers restaurants à offrir un menu végétarien au Canada. Au cours de sa carrière, elle publie près d’une trentaine de livres de recettes, dont la renommée la Nouvelle Encyclopédie de la Cuisine, publiée en 1963 et vendue à ce jour à plus de deux millions d’exemplaires. Grâce à sa participation à plusieurs émissions de radio et de télévision, elle favorise l’éducation culinaire de générations de Québécoises.
Agathe Lacourcière-Lacerte devient la première femme admise dans un corps professoral universitaire francophone, celui de l’Université Laval. Détentrice de plusieurs diplômes, dont un doctorat en lettres de l’Université de Madrid, elle est embauchée en 1937 dans la nouvelle Faculté des lettres de l’Université Laval, mais n’accédera au poste de professeure titulaire qu’en 1948.
Cadette de la famille dont sont issues les féministes Marie Lacoste-Gérin-Lajoie, Justine Lacoste-Beaubien et Thaïs Lacoste-Frémont, Berthe-Lacoste-Dansereau devient la première femme à offrir un service de traiteur au Québec. L’enseigne «Dansereau traiteur», est aujourd’hui la plus ancienne entreprise de traiteur en activité.
Née à Montréal de parents immigrants juifs polonais, Léa Roback tient la première librairie marxiste de la ville, le Modern Bookshop, fréquemment la cible de perquisitions policières. Militante syndicale active dans plusieurs industries montréalaises, elle consacre sa vie à la lutte contre toutes les formes d’injustice sociale, d’exclusion, de violence, de racisme et d’intolérance. Féministe infatigable, elle s’engage dès la lutte pour le droit de vote des femmes québécoises dans les années 1930 et poursuit, tout au long de sa vie, son combat pour le droit à la contraception et à l’avortement, l’amélioration des conditions de travail des ouvrières, l’accès à une éducation de qualité et l’équité salariale. En 2023, Postes Canada lui rend hommage en émettant un timbre à son effigie, soulignant la portée durable de son engagement et de ses réalisations.
Laure Cabana Pelletier (1910-1998) est à l’origine d’un nouveau métier au croisement du théâtre et de la mode, celui de costumier·ère, ou plus précisément celui de concepteur·rice de costumes pour les arts de la scène et le cinéma.
Thaïs Lacoste-Frémont fait de la promotion des droits des femmes la cause de sa vie. Avec sa sœur, Marie-Gérin Lacoste-Lajoie, elle est une des figures de proue de la lutte des femmes pour l’obtention du droit de vote au Québec. En 1932, elle est la première déléguée féminine du gouvernement canadien à la 13e assemblée de la Société des Nations qui se tient à Genève. En 1947, elle dirige une commission d’étude sur le statut légal de la femme mariée dans la vie civile et politique à la suite de laquelle elle donnera une série de cours sur le sujet, à la demande du Barreau québécois et, une autre, au Cercle de l’Amicale de Jésus-Marie, à Sillery (Québec).
Surnommée l’ange de la baie d’Hudson, Maude Watt , née Maloney, s’établit avec son mari, James Watt, à Rupert House – aujourd’hui Waskaganish –, après avoir exploré le Grand Nord québécois. Pour contrer l’extinction du castor, principale ressource des Cris, le couple revendique l’instauration de territoires protégés. À la création de la Réserve du Castor, Maude Watt devient la première femme garde-chasse du Grand Nord québécois.
Originaire de Montréal, Cairine-Rhea Mackay Wilson devient la première femme à accéder au Sénat canadien. En 1949, elle est aussi la première femme à être nommée déléguée canadienne à l’Assemblée générale des Nations Unies.
Idola Saint-Jean est la première Québécoise à se présenter à des élections fédérales. Elle obtient 3000 voix dans le comté de Dorion-Saint-Denis.
Pionnière de l’admission des femmes dans la profession, Henriette Barrot-Chênevert est la première femme à pratiquer l’architecture à Québec au sein du bureau de son mari. Après le décès de celui-ci, sur la base de l’expérience acquise, l’Association des architectes de la province de Québec l’accepte comme membre en 1952, ce qui lui permet de former, en association avec son fils, son propre bureau d’architecte. Première femme admise par l’Association, elle participera, en 1963, à la création de l’Union internationale des femmes architectes.
Admission d’une première femme, Marthe Pelland, à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. Elle recevra son diplôme en 1930 et termine en tête de sa promotion avec la mention Très grande distinction, seule mention Summa cum laude accordée aux diplômés de sa promotion. Spécialisée en neurologie, elle est l’une des premières Québécoises francophones à opter pour un autre domaine que la pédiatrie.
Donalda Charron est présidente de l’Union ouvrière féminine de Hull à la manufacture d’allumettes E.F.Eddy lorsque cette dernière annonce sans préavis des baisses de salaire et un allongement des heures de travail. Elle est à la tête du mouvement de grève que les ouvrières déclenchent sur-le-champ, sans même consulter la direction de leur syndicat, en quittant leur poste pour protester contre cette injustice. Si après trois mois de lock-out, la lutte des ouvrières leur permet de maintenir le salaire et les horaires pour lesquels elles s’étaient battues en 1919, elle n’entraîne toutefois aucune amélioration dans leurs conditions de travail. Pour faire exemple, l’entreprise refuse à Donalda Charron de réintégrer son emploi.
Léa Drolet (Mère Ste-Agnès-1889-1986) et Adelcie Kirouac (Mère Marie-des-Anges-1883-1967) sont les premières femmes à obtenir un baccalauréat ès arts à l’Université Laval de Québec. Religieuses de Jésus-Marie, elles sont cofondatrices, en 1925, du premier collège classique pour filles dans la région de Québec, le Collège Jésus-Marie de Sillery.
La Faculté de médecine de l’Université McGill ouvre ses portes aux femmes. Une des cinq premières diplômées de la Faculté, Jessie Boyd Scriver, termine deuxième au classement général de la promotion de 1922 et remporte la médaille d’or Wood pour l’excellence en médecine clinique. Première femme pédiatre à Montréal, elle est aussi la première femme à accéder à la présidence de la Société canadienne de pédiatrie en 1952.
L’écrivaine et militante en faveur des droits des femmes, Emily Murphy, devient la première femme juge municipale de l’Empire britannique. Elle sera, en 1928, à l’origine de l’affaire Personnes.
Journaliste à l’hebdomadaire des syndicats internationaux, Le monde ouvrier, dès sa fondation, Eva Circé-Côté (1871-1949) dénonce dans ses chroniques, sous le pseudonyme de Julien Saint-Michel, l’administration municipale, les injustices économiques et sociales, fait la promotion de la formation professionnelle pour les filles et les garçons, réclame le suffrage féminin, l’amélioration de la condition des femmes et fustige le racisme. Dans sa chronique du 25 août 1917, elle est la première au Québec à revendiquer un salaire égal pour un travail égal.
Wm. Notman & Son, Montréal, 1922
Source : Musée McCord, II-246720
© Musée McCord, Montréal
Carrie Derick (1862-1941), pionnière en génétique végétale à l’Université McGill, devient la première professeure titulaire d’une université canadienne en 1912. La même année, elle fonde la Montreal Suffrage Association avec l’objectif d’organiser la lutte pour l’obtention du droit de vote des femmes au fédéral. Carrie Derick est reconnue pour sa contribution au développement des études en génétique à l’Université McGill et comme militante féministe.
Fille de la pionnière féministe Marie Lacoste-Gérin-Lajoie, Marie Gérin-Lajoie est la première diplômée de l’École d’enseignement supérieur pour jeunes filles de l’Université Laval à Montréal. Inaugurant une situation qui se répétera souvent par la suite, elle obtient la première place aux examens du baccalauréat. Son succès n’est cependant pas rendu public, car il aurait été embarrassant de reconnaitre qu’une jeune femme puisse surclasser les jeunes hommes. Après un séjour d’études à l’Université Columbia de New York en service social, elle fonde, en 1923, l’Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil afin de combattre les inégalités sociales et économiques et de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des femmes et des enfants des milieux défavorisés de Montréal. Forte de ses expériences, elle participe, en 1939, à la fondation de l’École de service social de l’Université de Montréal où elle dispensera des cours pendant plusieurs années.
La journaliste et écrivaine Léonise Valois, qui signait sous le pseudonyme Atala, publie Fleurs sauvages. C’est le premier recueil québécois entièrement consacré à la poésie et écrit par une femme. Pionnière du journalisme féminin, elle écrit au cours de sa vie plus de 200 chroniques dans différents journaux, dont le Monde illustré, la Presse, le Journal de Françoise et La patrie, dans lesquelles elle aborde des sujets comme le célibat, le féminisme, la nécessité de l’instruction pour les femmes, l’égalité à l’intérieur du mariage, l’accès à l’autonomie et la situation des enseignantes.
La chimiste Annie Macleod est la première femme à obtenir un Ph.D. de l’Université McGill.
Pionnière de la chirurgie cardiaque moderne, Maude Abbott obtient son diplôme de médecine de l’Université Bishop en 1894. Elle est l’une des premières femmes diplômées en médecine au Québec. Après un séjour de perfectionnement en Europe, elle occupe à partir de l’été 1898 le poste de curatrice adjointe du musée de médecine de McGill, avant d’en devenir la curatrice en 1901. À ce titre, elle innove en faisant appel au musée pour l’enseignement de la pathologie. En reconnaissance des travaux exceptionnels et internationalement connus qu’elle mène au sein du musée, l’Université McGill lui décerne en 1910 un doctorat honoris causa en médecine et lui octroie un poste de maître de conférences en pathologie, alors que la faculté de médecine n’accepte pas encore les femmes, Ce n’est qu’en 1925 qu’elle sera promue professeure adjointe. Elle est la première femme à enseigner la médecine à Montréal et sera l’auteure de plusieurs articles sur la pathologie ainsi que sur l’histoire de la médecine.
Marie Vézina, engagée au bureau de l’Orateur (actuel président de l’Assemblée nationale), est la première femme secrétaire de la fonction publique québécoise.
Ayant déjà été mobilisées lors de la guerre des Boers (1898-1902), les infirmières sont admises dans les Forces armées canadiennes.
Création du Canadian Women’s Press Club par seize journalistes canadiennes, dont Robertine Barry, pour encourager le développement professionnel de jeunes femmes journalistes et promouvoir l’égalité des femmes. En 1971, le Club ouvre ses portes aux hommes et devient le Club Média du Canada.
Diplômée de l’Université Saint-Paul au Minnesota, Irma Levasseur obtient, grâce à un projet de loi privé, son admission au Collège des médecins et chirurgiens du Québec. Première femme à pratiquer la médecine au Québec, après des études de perfectionnement à Paris, elle se consacre à la pédiatrie qui n’est pas alors une spécialisation reconnue au Québec. Elle est à l’origine de la fondation de l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal en 1908 et de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus de Québec en 1923.
À titre de femme collaboratrice de son mari, Dorimène Desjardins est associée à la fondation de la première Caisse Populaire Desjardins à Lévis le 6 décembre 1900. Elle y travaille, tient la comptabilité et assure l’accueil à la clientèle. Entre 1903 et 1906, Dorimène Desjardins en assume de façon officieuse la gérance. Après la mort d’Alphonse Desjardins en 1920, elle continue d’exercer son influence pour que le développement des Caisses populaires se fasse selon les principes mis de l’avant par son mari.
