Diplômée du Collège des dentistes du Québec, Emma Gaudreau Casgrain est considérée comme la première femme à exercer la profession de dentiste au Canada.
Pionnière des lettres canadiennes-françaises, Gaëtane de Montreuil, pseudonyme de Géorgina Bélanger, devient la première journaliste responsable de la page féminine dans La Presse. Elle fonde en 1913 la revue Pour vous Mesdames qui sera publiée jusqu’en 1915.
Fondation de l’hôpital des Incurables qui deviendra l’Hôpital du Sacré-Cœur par Georgiane et Léontine Généreux et Aglaée Laberge.
Joséphine Marchand-Dandurand fonde une première revue exclusivement dédiée aux femmes, Le coin du feu. Tout en se défendant d’être un « organe revendicateur, protestataire ou agressif », la revue offre aux femmes un espace à elles : « Comme monsieur son mari, qui a son club, sa pipe, ses gazettes, madame aura aussi, et ce ne sera que justice, son journal à elle ». Publiée mensuellement de janvier 1893 à décembre 1896, elle vise à « élever le niveau intellectuel des femmes » et à améliorer leur rôle de femme au foyer.
Sous le nom de plume de Françoise, Robertine Barry est la première femme journaliste du Canada français à vivre de sa plume, En 1891, elle signe ses premiers articles dans le journal La Patrie de Montréal avec lequel elle collabore activement jusqu’en 1900. Figure importante du mouvement féministe de l’époque, elle fonde et dirige de 1902 à 1909 la revue bimensuelle, le Journal de Françoise dans laquelle elle défend la justice sociale et les droits des femmes, Parmi les collaboratrices de la revue, se retrouvent notamment Laure Conan, Joséphine Marchand et Marie Lacoste Gérin-Lajoie.
Octavia Grace Ritchie est la première femme à recevoir un diplôme de l’École de médecine du Collège Bishop de Lennoxville. Avec Maude Abbott, également étudiante à l’École de médecine de Bishop, elle crée l’Association for the Professional Education of Women, pour militer en faveur de l’accès des femmes aux études universitaires.
Huit étudiantes sont admises à la Faculté des arts de l’Université McGill pour y poursuivre des études postsecondaires. Elles obtiennent toutes un baccalauréat ès arts en 1888. Ce ne sera qu’en 1932 que les femmes pourront se joindre au McGill’s Students’ Society, société créée en 1902.
Première cantatrice québécoise et canadienne à obtenir une reconnaissance internationale, Emma Albani née Marie-Louise-Emma-Cécile Lajeunesse revient chanter à Montréal après 20 ans d’absence. Une foule de plus de 10 000 admirateurs et admiratrices l’attend à son arrivée à la gare Windsor.
Publication dans la Revue canadienne de Montréal du roman Angéline de Montbrun par Laure Conan, nom de plume de Marie-Louise Félicité Angers. Romancière, biographe et journaliste, Laure Conan est considérée comme la première femme de lettres du Canada-français.
Création de la Montreal Hebrew Ladies’ Benevolent Society.
Wm. Notman & Son, Montréal, 1898
Source : Musée McCord, VIEW-3165.1
© Musée McCord, Montréal
La philanthrope, Mary McDougall participe à la fondation de la YWCA (Young Women’s Christian Association) de Montréal pour venir en aide aux femmes immigrantes ou provenant des régions rurales. Elle assurera la présidence de l’Association pendant quatre des huit premières années de l’Association et sa vice-présidence pendant les dix-sept années suivantes. De nombreux services sont mis en place dans les années subséquentes : bibliothèque, résidence, offres de formation, maternelle gratuite, comité pour les aides domestiques, accueil des voyageuses, etc.
Fondation par Eliza Hervey de la Protestant Infants’ Home dédiée au soin des nouveau-nés. Soutenue par la Ladies Benevolent Society, selon le Centre d’histoire des régulations sociales, l’institution aurait accueilli, entre 1875 et 1905, « un total de 2 329 enfants et 747 mères allaitantes ».
Création du Sheltering Home à Montréal. Emma Barber accueille chez elles des femmes « déviantes », notamment des anciennes prisonnières, des femmes prostituées, des « filles-mères », des femmes alcooliques. Selon le Centre d’histoire des régulations sociales, près de 10 000 femmes ont été hébergées au Sheltering Home.
À l’initiative de Sœur Gaudry (Julie-Marguerite Gaudry), une première salle d’asile pouvant accueillir une trentaine d’enfants est ouverte attenante à l’Hospice Saint-Joseph dans le quartier Saint-Antoine. En 1900, on compte 5 salles d’asile dans la Métropole où près de 2 000 enfants sont accueillis sur une base quotidienne.
Marie Métivier fonde le premier refuge pour femmes enceintes non mariées de la ville de Québec, l’Hospice Saint-Joseph de la maternité de Québec.
Après s’être familiarisée avec le langage signé, Albine Gadbois, sœur Marie de Bonsecours fonde l’Institut des sourdes-muettes de Montréal. Initialement à Longue-Pointe, l’Institution s’installe en 1864 dans des locaux plus adéquats, rue Saint-Denis. La responsabilité de l’Institut sera assumée, après le décès de la fondatrice, de manière intermittente, par trois de ses quatre soeurs, Azilda, Malvina et Philomèneet, jusqu’en 1905.
Esther Blondin, mieux connue sous le nom de Mère Marie-Anne, fonde la Congrégation des Sœurs de Sainte-Anne à Vaudreuil. Elle-même analphabète jusqu’à l’âge de 20 ans, elle fonde sa communauté pour remédier à la situation déplorable des écoles rurales avec vocation de s’occuper de l’éducation des enfants pauvres et d’ouvrir des écoles mixtes, projet jugé subversif pour l’époque. Après l’installation de la communauté à Lachine en 1864, celle-ci prend une expansion rapide et ouvre plusieurs écoles et pensionnats dans les campagnes environnantes et dans la région montréalaise.
Marie-Josephte Fitzbach fonde la communauté Les Servantes du Cœur Immaculé de Marie, mieux connues sous le nom de Sœurs du Bon-Pasteur, à Québec pour œuvrer auprès des femmes qui sortent de prison, les mères célibataires et les orphelins.
Ca 1864
Restauration : Micheline Lecler
© Archives des Sœurs de Miséricorde
Avec une largeur de vue peu commune pour l’époque, Rosalie Cadron-Jetté ouvre l’hospice Sainte-Pélagie à Montréal pour accueillir les célibataires enceintes sans ressources. En 1848, elle fonde la communauté des Sœurs de Miséricorde qui continue son œuvre sous le nom de l’Institut des sœurs de Miséricorde. Pour venir en aide, en toute discrétion, à celles que l’on appelait « filles mères », Rosalie Cadron-Jetté et sept religieuses de sa jeune Communauté obtiennent leur certificat de compétence pour pratiquer comme sage-femme en 1849.
À la mort de son mari, Elizabeth Johnson Taylor-Davie devient la première femme au Canada à diriger un chantier de construction navale. Elle est alors mère de neuf enfants. En 1850, lorsqu’elle cède la direction de l’entreprise à son fils ainé, celle-ci est en excellente santé financière.
Émilie Tavernier Gamelin fonde la Maison de la Providence à Montréal où elle accueille des dames âgées. Elle les accueillait déjà dans sa résidence depuis 1828. La maison recevra son incorporation civile sous le nom de Corporation de l’Asile des femmes âgées et infirmes de Montréal quatre ans plus tard. Dans la foulée de la rébellion des patriotes de 1837-1838, elle obtient l’autorisation de visiter les patriotes à la prison Au Pied du Courant. En 1843, à la demande de Mgr Ignace Bourget, elle fonde les Filles de la Charité, plus tard connue sous le nom de Sœurs de la Providence, la première congrégation religieuse canadienne-française du Canada-Uni. En 2001, Émilie Tavernier Gamelin est proclamée Bienheureuse par le Pape Jean-Paul II, dernière étape avant la canonisation.
Mary Graddon Gosselin est la première femme à fonder un journal bilingue au Bas-Canada destiné aux femmes, le Musée de Montréal ou Journal de littérature et des arts. Pendant ses trois ans d’existence, plusieurs textes de femmes du Bas et du Haut-Canada y sont publiés.
Wm. Notman & Son, Montréal, 1909
Source : Musée McCord, II-174417
© Musée McCord, Montréal
Fondation de la Montreal Ladies’ Benevolent Society. Cette période voit la création de plusieurs œuvres de bienfaisance pour venir en aide aux orphelins et aux veuves, ainsi qu’aux jeunes femmes nécessiteuses et aux « femmes de mauvaise vie ». En général, chez les protestants, ces œuvres sont mises sur pied par des femmes de la bourgeoisie, alors que du côté catholique, bien qu’elles soient également souvent fondées par des femmes laïques, elles sont rapidement confiées à des communautés religieuses par la suite. Ce sont les initiatives de ces femmes qui sont à l’origine de la mise sur pied de l’entraide sociale au Québec.
Fondation de l’Orphelinat de Québec par des dames patronnesses de la Ville. La responsabilité de ce premier orphelinat est prise en charge en 1849 par les Sœurs de la Charité de Québec.
Création d’un asile pour les « madeleines » qui veulent changer de profession par Agatha Henrietta Huguet-Latour-McDonnell. Incorporé en 1833 sous le nom de l’Institut des filles repenties de Montréal (The Montreal Magdalen Asylum), l’Institut accueille plus de 300 femmes avant de disparaître, faute de financement, en 1837. En sept ans, rapporte l’historien Edouard-Zotique Massicotte, plus de 300 « filles » avaient été admises dans l’institution.
Fondation par Angélique Blondeau-Cotté de l’Association des Dames de la Charité et, en 1832, de l’Orphelinat catholique de Montréal pour soutenir les veuves et les orphelines.
Des femmes anglaises de la bourgeoisie montréalaise fondent le premier orphelinat au Québec, le Protestant Orphan Asylum, dont la vocation première est d’accueillir des orphelins âgés de deux à douze ans sans soutien familial pouvant en assumer la charge. Entre 1822 et 1900, un total de 939 enfants ont fréquenté l’orphelinat.
Fondation de la Female Benevolent Society, la première organisastion caritative protestante privée de Montréal, qui ouvrira la House of Recovery, une maison de transition pour les immigrants, les immigrantes et les pauvres. La House of Recovery sera remplacée par le Montreal General Hospital fondé en 1819. Première organisation laïque de bienfaisance, la Female Benevolent Society sera démantelée en 1822.
Marguerite d’Youville (Marie-Marguerite Dufrost de Lajemmerais) fonde la Congrégation des Sœurs de la Charité de Montréal. Il s’agit de la première communauté religieuse fondée par une Canadienne. Connues sous le nom des Sœurs Grises, les religieuses prennent en charge l’administration de l’Hôpital Général de Montréal et s’occupent des personnes âgées, pauvres, malades, infirmes, orphelines, mères célibataires et « aliénées ». Les Sœurs de la Charité s’établiront à Québec en 1849. En 1990, Marie-Marguerite d’Youville est canonisée par le pape Jean-Paul II. Elle est la première personne catholique, née au Canada, à devenir sainte.
Marie-Denise Douyon, technique mixte (pastel, huile, térébenthine) sur papier marouflé sur toile
Source : Collection du Centre d’histoire de Montréal
© Centre d’histoire de Montréal
Voulant faire fructifier le patrimoine de son défunt mari, non seulement Thérèse de Couagne poursuit-elle les activités commerciales entreprises par celui-ci, mais elle forme une nouvelle compagnie avec ses anciens associés afin de continuer d’exploiter les Forges de St-Maurice. L’histoire se souviendra davantage d’elle comme propriétaire de l’esclave Marie-Joseph-Angélique accusée d’avoir provoqué l’incendie de 1734 à Montréal.
Née au sein de la nation Panis du Wisconsin, Marie Madeleine Renarde (1698–1777) – plus connue sous son nom de baptême, Madeleine Chauvet – est une esclave autochtone de Madeleine de Verchères et de son mari Pierre-Thomas Tarieu de La Pérade. En 1726, elle déserte la seigneurie de ses maîtres et s’enfuit avec l’aide d’un voisin, Pierre Chauvet. Malgré une ordonnance demandant son retour, l’esclave obtient son affranchissement à l’occasion de son mariage avec Pierre Chauvet, à Beauport, le 7 novembre de la même année. Ils forment l’une des toutes premières familles métisses de la Nouvelle-France. De leur union naîtront deux enfants, Ursule et Pierre Chauvet.
La première manufacture d’étoffes est ouverte en Nouvelle-France par Agathe de Saint-Père-Le Gardeur de Repentigny. Dynamique et industrieuse, elle est aussi la première à s’initier à la fabrication du sucre d’érable auprès des Amérindiens et à en commercialiser la production.
Première Montréalaise à entrer dans la Congrégation Notre-Dame de Montréal, Marie Barbier succède à Marguerite Bourgeoys comme supérieure de la Congrégation.
Selon un récit transmis de génération en génération, Madeleine de Verchères, soutenue par deux soldats seulement, protège pendant huit jours le fort de Verchères des attaques des Iroquois.
Catherine Jérémie-Aubuchon, une des premières sages-femmes à exercer le métier à Montréal, est aussi connue comme herborisatrice. Par ses récoltes de plantes expédiées en France avec annotations, elle contribue à faire connaître la flore du Québec auprès des naturalistes français qui en cherchent les propriétés médicinales et utilitaires.
Marguerite Bourgeoys ouvre le premier pensionnat de Ville-Marie (Montréal) pour les filles des officiers français et des familles plus fortunées.
Marguerite Bourgeoys ouvre la première école ménagère de la Nouvelle-France, l’ouvroir de la Providence à la Pointe Saint-Charles. Les Filles du Roy y sont accueillies et formées à leur arrivée.
Marie Raisin, une compagne de Marguerite Bourgeoys, ouvre une école à Trois-Rivières.
Près de 800 Filles du Roy seront amenées en Nouvelle-France entre 1663 et 1673 afin de favoriser le peuplement de la colonie. Le terme «Filles du Roy » fut utilisé pour la première fois en 1698 dans un écrit de Marguerite Bourgeois pour désigner ces jeunes femmes, généralement d’origine modeste, envoyées en Nouvelle-France pour se trouver un mari et contribuer au peuplement de la colonie.
Judith Moreau de Brésoles devient la première supérieure des religieuses hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal.
Marguerite Bourgeoys ouvre au printemps une première école à Ville-Marie dans une étable abandonnée. Pour assurer la permanence de son œuvre, elle fonde la première communauté de religieuses non cloîtrées, les Sœurs de la Congrégation Notre-Dame de Montréal.
Nièce de Marguerite Langlois et héritière de son savoir, Hélène Desportes, réputée être la première fille née en Nouvelle-France autour de 1620, est inscrite aux registres de Notre-Dame de Québec au titre de sage-femme. Mère de 15 enfants, elle initiera à son tour deux de ses filles, Françoise Hébert et Louise Morin, à la sage-femmerie.
Éléonore de Grandmaison est la première seigneuresse en Nouvelle-France. Elle fut aussi la première femme d’origine européenne à habiter l’Île d’Orléans.
Marie Manitouabeouich est la première Algonquine à épouser un Français, Martin Prévost, en Nouvelle-France. Le couple aura neuf enfants. Marie Manitouabeouich est souvent présentée comme une Huronne, mais dans un document datant du 10 mai 1661, le Père Lalemant l’identifie comme Algonquine selon Wikitree.com.
Soutenue financièrement par Angélique Faure de Bullion, membre de la Société Notre-Dame de Montréal, Jeanne Mance fonde l’Hôtel-Dieu, le premier hôpital de Ville-Marie.
Jeanne Mance, arrivée à Québec le 8 août 1641, joue un rôle essentiel dans l’établissement de Ville-Marie. À son arrivée à Montréal, le 17 mai 1642, elle est accompagnée par Madame de La Peltrie et sa suivante, Charlotte Barré. Fondatrice de l’Hôtel-Dieu de Montréal, Jeanne-Mance est reconnue en 2012 comme cofondatrice de Montréal à l’égal de Maisonneuve.
À l’instigation de Marie-Madeleine Chauvigny de la Peltrie, les Ursulines, dont Marie de l’Incarnation (Marie Guyart) fondent le premier couvent pour jeunes filles et ouvrent les premières classes pour filles françaises et amérindiennes en Amérique du Nord.
https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/LaPeltrie.pdf
Sous le patronage de la duchesse d’Aiguillon, trois Augustines de l’Hôtel-Dieu de Dieppe (France), Anne Le Cointre, Marie Forestier et Marie Guenet dite de Saint-Ignace, âgées respectivement de 29, 28 et 22 ans, établissent le premier hôpital en Nouvelle-France, l’Hôtel-Dieu de Québec.
Marguerite Langlois Martin, arrivée à Québec vers 1620, serait la première sage-femme à œuvrer en Nouvelle-France. Elle est la mère des deux premiers enfants français nés dans la colonie.
Arrivée de Marie Rollet, de Louis Hébert et de leurs trois enfants. La famille est la première à s’établir en Nouvelle-France et à y cultiver la terre. Marie Rollet et sa famille font partie de la petite vingtaine de Français qui décideront de demeurer dans la Colonie pendant le siège de Québec par les frères Kirke de 1629 à 1632.
