ChroniquesÉducation, sciences et recherches féministes

Jan 01
Études préparées pour la Commission roayle d'enquête sur la situation de la femme au Canada. Trois essais par Margaret Wade-Labarge, Micheline Dumont-Johnson et Margaret E. MacLellan
Page couverture. 9 Études préparées pour la commission royale d'enquête sur la situation de la femme au Canada

1971Commission royale d’enquête sur la situation de la femme (Commission Bird)

Publication des études effectuées par des chercheures québécoises pour le compte de la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme en 1970. Ces études constituent les premiers jalons d’une riche tradition de recherche qui se développera au fil des ans dans plusieurs universités québécoises. À l’instigation de Monique Bégin, secrétaire générale de la Commission, Marie-Andrée Bertrand, Colette Carisse, Francine Dépatie, Bérengère Gaudet, Alice Parizeau, Micheline Dumont-Johnson, Renée-Geoffroy et Paul Sainte-Marie y présentent, chacune du point de vue de leur discipline respective, des études qui offrent une première documentation sur les conditions de vie des femmes québécoises.


Jan 01
Jan 01
Louis-Philippe Ethier

1969Estelle Lacoursière (1925-2021)

Estelle Lacoursière est la première femme au Québec à obtenir une maîtrise en sciences forestières de l’Université Laval. La même année, elle se joint au corps professoral de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Sœur ursuline et écologiste engagée, sa contribution à la vulgarisation scientifique est considérée comme l’une des plus importantes de l’histoire du Québec.


Jan 01
Jan 01
Jan 01
Jan 01
Mme Michèle Thidobeau-DeGuire, 2019
Wikimedia Commons. File:Michele Thibodeau-DeGuire.jpg

1963Michèle Thibodeau-Deguire (1941-….)

Michèle Thibodeau-Deguire est la première femme à obtenir un diplôme en génie civil de l’École polytechnique de Montréal. Elle sera déléguée générale du Québec à Boston de 1982 à 1984, première femme à occuper un poste de déléguée générale du Québec à l’étranger. En 2013, elles est nommée principale et présidente du Conseil Polytechnique Montréal.


Jan 01
Alice Girard
Wikimedia Commons Fichier : Alice Girard.jpg https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Alice_Girard.jpg

1962Alice Girard (1907–1999)

Fondatrice et doyenne de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal, Alice Girard est la première femme à occuper la fonction de doyenne au sein d’une faculté universitaire québécoise, poste qu’elle occupera jusqu’en 1973.  Sa contribution au développement de la profession infirmière au Québec a été reconnue par l’attribution de nombreux prix et distinctions à l’échelle locale, nationale et internationale.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/AliceGirard.pdf


Jan 01
Les membres de la commission Parent, en 1961. Soeur Ghislaine Roquette est la seule femme de la Commission
BAnQ 1961 Photo Neuville Bazin

1961Ghislaine Roquet, C.S.C. (1926-2016)

Enseignante de philosophie au collège Basile-Moreau, Sœur Ghislaine Roquet est nommée par le gouvernement Lesage commissaire de la Commission royale d’enquête sur l’enseignement, mieux connue sous le nom de Commission Parent. Elle appuie notamment les recommandations du groupe de créer un ministère de l’Éducation et de déconfessionnaliser l’administration scolaire. Fidèle observatrice du milieu de l’éducation, elle occupe par la suite plusieurs responsabilités publiques. En 1970, en reconnaissance de sa contribution à la réforme de l’éducation au Québec, elle reçoit le titre de compagnon de l’Ordre du Canada.


Jan 01
Jan 01
Jan 01
Jan 01
Jan 01
Reportage à l'Institut familial des Soeurs Grises de Montréal pour le journal "La Patrie", 1953 Y2 - 2024/04/18 AV - BAnQ Vieux-Montréal M2 - Fonds Armour Landry CN - 06M,P97,S1,D10063-10074 A1 - Armour Landry
Cours à l'Institut familial des Soeurs Grises de Montréal. La Patrie, 1953 BAnQ Vieux-Montréal Fonds Armour Landry - 06M,P97,S1,D10063-10074 https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/3232043?

1951Instituts familiaux

Les Écoles supérieures d’enseignement ménager prennent le nom d’Instituts familiaux. Depuis 1941, deux années de scolarité ont été ajoutées à ces écoles qualifiées « d’Écoles de bonheur« , faisant passer la formation de 11 à 13 ans.


Jan 01
Revue :À rayons ouverts
Capture d'écran. Collections de BAnQ UR - https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/14433?docref=l_0GI5GDXKA2Wy9CygPgvw

1948Laurette Cotnoir-Capponi (1897-1962)

Pionnière de la haute couture au Québec, Laurette Cotnoir-Capponi  ouvre une école à Montréal, où elle forme des professionnelles de la coupe, de la couture et du dessin de mode. Première école du genre au Canada, les techniques de haute couture y sont enseignées jusqu’à sa fermeture en 1989.


Jan 01

1948Ida Rowland (1904-…?)

L’Américaine Ida Rowland est la première femme noire à obtenir un doctorat en sciences sociales de l’Université Laval. Elle est aussi l’une des seules femmes noires américaines à avoir obtenu un doctorat à cette époque. À sa retraite en tant que professeure à l’Université de l’Arkansas-Pine Bluff, elle crée une maison d’édition pour promouvoir la publication de livres sur les Afro-Américains destinés à un jeune public.


Jan 01
Source: Dignity Memorial

1946Jeanne d’Arc Lemay Warren (1922-2022)

Classée première aux examens du Barreau, Jeanne d’Arc Lemay Warren  est la première femme à être admise au Barreau de Québec, l’une des 15 sections du Barreau du Québec. En 1966, elle sera la seule femme parmi les neufs membres de la commission d’enquête Castonguay-Nepveu sur la santé et le bien-être social.  Nommée juge à la Cour du bien-être social, affectée à la division de Verdun, en 1970, elle est, par la suite, nommée à la Cour supérieure du Québec où elle siègera jusqu’à sa retraite en 1993.


Jan 01
Jan 01
Gilles Mongrain. https://csf.gouv.qc.ca/article/publicationsnum/eclairons-toutes-les-voix-pionnieres-de-luniversite-laval/

1945Louise Dumais

Alors qu’elle termine ses études en sciences sociales, Louise Dumais crée à l’Université Laval le premier programme de formation des moniteurs en loisirs en milieu universitaire. Dans un environnement essentiellement masculin et clérical, elle réussit en 1948 à obtenir la création d’une Section éducation physique et récréative rattachée à l’École de pédagogie et d’orientation, qui devient en 1952 le Département d’éducation physique et récréation dont elle est la première directrice. Quelques années plus tard, elle obtient la mise sur pied d’une section francophone de l’Association canadienne pour l’éducation physique, la santé et la récréation.


Jan 01
Jan 01
Liste des premiers cours de l’École de service social extraite de l’annuaire 1944-1945.
Liste des premiers cours de l’École de service social extraite de l’annuaire 1944-1945. (Fonds Faculté des sciences sociales, U567/43/1) Source: https://www.expo-virtuelle.fss.ulaval.ca/debuts-des-departements/ecole-de-service-social.html

1941Hayda Denault (1899-2001)

Après des études en service social à New York et à Montréal, la journaliste Hayda Denault devient la première travailleuse sociale professionnelle de la ville de Québec, où elle fonde le Service familial de Québec. En 1943, elle participe à la création de l’École de service social de l’Université Laval et y enseigne pendant vingt ans.  L’Ordre du Canada lui a été décerné en 1975 pour sa contribution à la formation des travailleuses et travailleurs sociaux.


Jan 01
Jan 01
Texte de la plaque : Ici vécut Jeanne Lapointe (1915-2006), première professeure de littérature à l’Université Laval, pionnière en études féministes et artisane de la Révolution tranquille.
Wikimedia Commons. File:10-16, avenue Wilfrid-Laurier 15.jpg

2024Jeanne Lapointe (1915-2006)

Jeanne Lapointe a été l’une des premières femmes à intervenir dans l’espace public en tant qu’experte. Première étudiante à recevoir une licence en lettres de l’Université Laval en 1940, Jeanne Lapointe est aussi la première diplômée aux cycles supérieurs à l’Université Laval et la premières femme professeure de littérature au sein de l’institution. Influente penseuse du Québec moderne, sa  contribution intellectuelle, méthodologique et rédactionnelle à la Commission royale d’enquête sur l’enseignement dans la Province de Québec (1961-1966), qui a donné naissance au rapport Parent, a été qualifiée de déterminante par Guy Rocher (2013) qui considère qu’elle a apporté à la Commission « l’essentielle contribution d’une attitude critique et d’une certaine philosophie radicale qu’on peut appeler de gauche. […]. Elle était dotée d’un flair particulier pour ce qui sortait des sentiers battus, du conventionnel […]. Et ce sont ces vents de changements qu’elle introduisait dans nos délibérations ». Professeure au département des littératures de l’Université Laval de 1944 à 1987, Jeanne Lapointe joue également un rôle de pionnière dans le développement des études féministes, particulièrement après sa participation à la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada, officieusement appelée Commission Bird (1967-1970). Pour commémorer son parcours pionnier, l’Université Laval annonce, le 8 mars 2024, que le pavillon des sciences de l’éducation portera désormais le nom de pavillon Jeanne-Lapointe.


Jan 01
Jan 01
Agathe Lacourcière
Capture d'écran. https://www.erudit.org/fr/revues/cd/1990-n21-cd1040271/7598ac/ Revue Cap-aux-Dia-Diamants, no 21, 1990.

1937Agathe Lacoursière-Lacerte (1902-1993)

Agathe Lacourcière-Lacerte devient la première femme admise dans un corps professoral universitaire francophone, celui de l’Université Laval. Détentrice de plusieurs diplômes, dont un doctorat en lettres de l’Université de Madrid, elle est embauchée en 1937 dans la nouvelle Faculté des lettres de l’Université Laval, mais n’accédera au poste de professeure titulaire qu’en 1948.


Jan 01
Jan 01
Jan 01
Radio Petit-monde
Radio Petit-Monde. Photo Conrad Poirier. Wikimedia Commons. https://fr.wikipedia.org/wiki/Yvonne_Duckett

1933Yvonne Duckett (1889-1970)

Connue dans le milieu théâtral québécois sous le nom de Madame Jean-Louis Audet, Yvonne Duckett est une pionnière et figure de proue de l’enseignement de la phonétique et de l’art dramatique au Québec. Elle ouvre dans le sous-sol de sa maison, rue Saint-Hubert, l’École supérieure de phonétique et de diction où elle initie, pendant près de trente ans, les jeunes Québécois·e·s au « bon parler français ». Plusieurs des enfants qui ont fréquenté son école deviendront des artistes renommés de la scène et du cinéma et auront une influence déterminante sur l’évolution du milieu culturel québécois. Parmi ces artistes, se retrouvent plusieurs comédiennes bien connues du grand public dont Yvette Brind’AmourGisèle Schmidt, Marjolaine HébertBéatrice Picard, Monique Miller, Dominique Michel, Geneviève BujoldLise Lasalle, Andrée Champagne, Louise RémyAndrée Boucher et Marie Josée Longchamps.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/yvonne_duckett.pdf


Jan 01
Thèse de doctorat de Marie Thérèse Archambault
https://ruor.uottawa.ca/items/a6ec819e-e327-4734-a89b-840321f93ee8

1932Marie-Thérèse Archambault (1904-1960)

Marie-Thérèse Archambault est la première laïque en Amérique du Nord à obtenir un doctorat en philosophie scolastique de l’université d’Ottawa, La composition substantielle des corps naturels d’après Aristote et Saint Tomas d’Aquin. Elle est l’auteure de plusieurs brochures sur le rôle social de la femme. Alors qu’elle avait tout juste treize ans, Marie-Thérèse Archambault avait déjà acquis une certaine notoriété au Québec en exigeant d’être servie en français par la compagnie de tramways d’Ottawa.


Jan 01
Jan 01
Jan 01
Yvonne Hubert, vers 1926
Wikimedia Commons. Fonds Yvonne et Marcel Hubert - P0387

1926Yvonne Hubert (1895-1988)

Premier prix de piano du Conservatoire de Lille en 1906 et de celui du Conservatoire de Paris en 1911, Yvonne Hubert s’établit à Montréal en 1926, après une brillante carrière européenne de concertiste. Elle y fonde en 1929 l’École de piano Alfred-Cortot (1929) et fait partie du premier corps enseignant du Conservatoire de musique du Québec. À partir de 1952, Yvonne Hubert enseigne aussi à l’École Vincent-d’Indy. Son apport à la formation de plusieurs générations de pianistes est considérable.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/Hubert.pdf


Jan 01
Open book edition. https://reqef.uqam.ca/wp-content/uploads/Soeur-Fafard.pdf

1923Mathilde Toupin-Fafard (1875-1925)

Pionnière de la formation universitaire en nursing et sœur de la Charité de l’Hôpital Général de Montréal, Mathilde Toupin-Fafard devient la directrice des premiers cours d’enseignement supérieur en français pour garde-malades inaugurés à l’Université de Montréal. Ces cours sont à l’origine de la fondation en 1934 de l’Institut Marguerite d’Youville, première école francophone à offrir un programme d’études supérieures en sciences infirmières.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/soeur_fafard.pdf


Jan 01
Jan 01
Classe de dentisterie 1926
https://200.mcgill.ca/fr/faculties/faculte-de-medecine-dentaire/premiere-femme-admise-a-la-faculte-de-medecine-dentaire/

1922Florence Johnston (vers 1902-?)

La Faculté de médecine dentaire de l’Université McGill ouvre ses portes aux femmes.  Florence Johnston est la première étudiante admise.  Elle obtient son diplôme en 1926.  Après avoir exercé la médecine dentaire générale pendant plusieurs années, elle se spécialisera en médecine dentaire pédiatrique.


Jan 01
Jan 01
Soeur Marie-Stéphane
BaNQ. 06M_P833S2D3635_0003_1.jpg

1920Sœur Marie-Stéphane (1888-1985)

Sœur Marie-Stéphane ouvre un département d’études musicales au pensionnat d’Hochelaga. Déménagé sur un flanc du Mont-Royal en 1925, il devient l’École supérieure de musique d’Outremont en 1933. Cette dernière est affiliée à l’Université de Montréal en 1951 et devient l’École Vincent-d’Indy.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/MarieStephane.pdf


Jan 01
Jan 01
Adelcie Kiouac , Mère Marie-des-Anges
capture d'écran de la page couverture. Le Trésor des Kirouac. printemps 2019, hors série 7. https://irp.cdn-website.com/7bb0d2a7/files/uploaded/Hors%20serie%207%20Mere%20Marie-des-Anges.pdf

1919Léa Drolet (1889-1986) et Adelcie Kirouac (1883-1967)

Léa Drolet (Mère Ste-Agnès-1889-1986) et Adelcie Kirouac (Mère Marie-des-Anges-1883-1967) sont les premières femmes à obtenir un baccalauréat ès arts à l’Université Laval de Québec. Religieuses de Jésus-Marie, elles sont cofondatrices, en 1925, du premier collège classique pour filles dans la région de Québec, le Collège Jésus-Marie de Sillery.


Jan 01
Jan 01
Germaine Malépart
https://canardscanins.ca/roots/portal.php?action=show&id=643. L'original de cette photo est la propriété d'Odile Malépart, nièce de Germaine Malépart.

1917Germaine Malépart (1898-1963)

Germaine Malépart reçoit le, Prix d’Europe. Elle sera la première récipiendaire de ce prix à poursuivre une carrière musicale qui durera toute sa vie. Après une carrière de concertiste qui la mène tant en France que dans plusieurs grandes villes canadiennes et américaines, elle se tourne, au début des années 1940, vers l’enseignement et devient professeure de piano à l’École Vincent-d’Indy et au Conservatoire de la Province de Québec.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/Malepart.pdf


Jan 01
Jan 01
Classe de finissantes du Couvent de Drummondville, vers 1940
BaNQ. https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/3220920?docsearchtext=Femmes%20en%20classe

1916Cours lettres-sciences pour jeunes filles

Les jeunes filles qui terminent leur cours lettres-sciences, au terme de quatre années d’études de niveau secondaire, se voient dorénavant décerner un certificat officiel de fin d’études de la part de l’Université Laval à Montréal. Dispensé dans les pensionnats pour jeunes filles jusque dans les années 1960, le cours lettres-sciences représente, pour la plupart d’entre elles, le niveau d’études le plus élevé qui leur est accessible.

 


Jan 01
Jan 01
Annie MacDonald Langstaff , première femme diplômée en droit de l'Université McGill et l'une des premières femmes pilotes au Canada
Wikimedia Commons. Photo: Pringle, Gertrude E.S, l juillet 1922.

1914Annie MacDonald Langstaff (1887-1975)

Annie MacDonald Langstaff devient la première diplômée de la Faculté de droit de l’Université McGill et la pionnière d’une longue lutte pour que les femmes obtiennent le droit d’exercer à titre d’avocate. Lutte qui ne se terminera qu’en 1942. Malgré le succès de son combat, Annie Langstaff ne sera jamais admise au Barreau, mais restera néanmoins active dans le domaine juridique tout au long de sa vie.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/Langstaff.pdf


Jan 01

1912Carrie Derick (1862-1941)

Carrie Derick (1862-1941), pionnière en génétique végétale à l’Université McGill, devient la première professeure titulaire d’une université canadienne en 1912. La même année, elle fonde la Montreal Suffrage Association avec l’objectif d’organiser la lutte pour l’obtention du droit de vote des femmes au fédéral. Carrie Derick est reconnue pour sa contribution au développement des études en génétique à l’Université McGill et comme militante féministe.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/Derick.pdf


Jan 01
Congrès du Women's Institute au Château Frontenac
BaNQ Fonds Ministère de la Culture et des Communications. Neuville Bazin.1951. Congrès au Château Frontenac.

1911Women’s Institute

Elizabeth Ann Beach fonde à Dunham (Montérégie) le premier Women’s Institute au Québec. Organisation féminine affiliée à la Federated Women’s Institutes of Canada dont les activités se déroulent principalement en milieu rural.  Il s’agit du pendant anglophone des Cercles des fermières.


Jan 01
Jan 01
Musée McCord

1894Maude Abbott (1868-1940)

Pionnière de la chirurgie cardiaque moderne, Maude Abbott obtient son diplôme de médecine de l’Université Bishop en 1894.  Elle est l’une des premières femmes diplômées en médecine au Québec.  Après un séjour de perfectionnement en Europe, elle occupe à partir de l’été 1898 le poste de curatrice adjointe du musée de médecine de McGill, avant d’en devenir la curatrice en 1901. À ce titre, elle innove en faisant appel au musée pour l’enseignement de la pathologie. En reconnaissance des travaux exceptionnels et internationalement connus qu’elle mène au sein du musée, l’Université McGill lui décerne en 1910 un doctorat honoris causa en médecine et lui octroie un poste de maître de conférences en pathologie, alors que la faculté de médecine n’accepte pas encore les femmes, Ce n’est qu’en 1925 qu’elle sera promue professeure adjointe. Elle est la première femme à enseigner la médecine à Montréal et sera l’auteure de plusieurs articles sur la pathologie ainsi que sur l’histoire de la médecine.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/Abbott.pdf


Jan 01
Association canadienne nationale des infirmières diplômées. Logo
Logo de l'Association pour célébrer son histoire

1908Association canadienne nationale des infirmières diplômées

L’Association canadienne nationale des infirmières diplômée, la Canadian National Association of Trained Nurses est créée, sous l’égide de Mary Agnes Snively, infirmière en chef du Toronto General Hospital, par les représentantes de 16 associations d’infirmières avec l’intention d’obtenir un statut professionnel et d’améliorer les programmes de formation.


Jan 01
Mère Sainte-Anne-Marie
Source : Service des archives – Congrégation de Notre-Dame

1908Mère Sainte-Anne-Marie, née Aveline Bengle (1861-1937)

Mère Sainte-Anne-Marie, née Marie-Aveline Bengle, obtient finalement l’accord des autorités religieuses pour ouvrir un premier collège classique féminin, l’École d’enseignement supérieur pour jeunes filles. La première diplômée sera la fille de Marie Lacoste-Gérin-Lajoie, Marie Gérin-Lajoie en 1911. Il faudra attendre 1952 pour que le Collège reçoive une première subvention publique. À partir de 1926, l’École est connue sous le nom de Collège Marguerite-Bourgeoys.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/SainteAnneMarie.pdf


Jan 01
Jan 01
Jan 01
Jan 01
Harriet Brooks (1876-1933), personne reconnue comme étant la première femme physicienne nucléaire canadienne, en mars 1898.
Domaine public. File:Harriet Brooks. McCord Museum (II-123880).jpeg. 11 mars 1898

1901Harriet Brooks (1876-1933)

Harriet Brooks devient la première femme à obtenir un diplôme d’études supérieures d’une université canadienne (Université McGill) en électromagnétisme. Première physicienne nucléaire du Canada, elle travaille dans le laboratoire d’Ernest Rutherford à l’Université McGill à partir de 1903. Sa contribution est jugée essentielle à l’élaboration de la théorie de la radioactivité pour laquelle Rutherford recevra le prix Nobel. Dans son hommage posthume, Rutherford qualifie Harriet Brooks de « femme physicienne la plus éminente du département de radioactivité », aux côtés de Marie Curie.


Jan 01
Jan 01
École de rang. Photo Herménégilde Lavoie
Wipikpedia. Photo Herménégilde Lavoie. https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Ecole_de_rang_et_eleves_a_Saint-Fidele,_comte_de_Charlevoix_-_interieur.jpg

1899Loi de l’instruction publique

Amendement de la Loi de l’instruction publique pour interdire aux femmes de voter aux élections scolaires et de se présenter à un poste de commissaire. Cette loi est votée en réaction à la tentative d’un groupe de féministes de faire élire une femme au Protestant Board of School Commissioners. Les femmes devront attendre jusqu’en 1942 pour retrouver leurs droits.


Jan 01
Jan 01
Jan 01

1897Élodie Mailloux (1865-1937)

Une première école d’infirmière francophone laïque est fondée par Élodie Mailloux des Sœurs de la Charité (Sœurs grises) à l’Hôpital Notre Dame de Montréal. Grâce à cette école, qui accueille ses premières étudiantes l’année suivante, les Sœurs Grises amorcent la professionnalisation des soins infirmiers.


Jan 01
Mlle Carrie M. Derrick Wm. Notman & Son, Montréal, 1890
Wm. Notman & Son, Montréal, 1890 Archives de l’Université McGill, MUA PR014514

1896Carrie Derick (1862-1941)

Après avoir été parmi la cohorte des huit premières étudiantes admises à l’Université McGill en 1884, Carrie Derick est la première femme à y obtenir un diplôme en botanique. Elle sera également la première femme à enseigner dans cette université en 1912. À la présidence du Montreal Local Council of Women de 1907 à 1911, puis comme première présidente de la Montreal Suffrage Association, créée en 1912, Carrie Derick milite activement pour le droit de vote des femmes au fédéral.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/Derick.pdf


Jan 01
Bischop College Medical School
Bishop's College medical school_BAnQ.jpg

1890L’École de médecine du Collège Bishop de Montréal

L’École de médecine du Collège Bishop de Montréal ouvre ses portes aux étudiantes. Dix femmes y termineront leurs études avant la fusion de cette école avec celle de McGill en 1905. Cette fusion éliminera la possibilité pour les femmes de faire des études de médecine au Québec jusqu’en 1918.


Jan 01
Madame Lora Livingston, fondatrice de l’École des sciences infirmières, à son bureau à l’Hôpital général de Montréal, 1895
1895. Service des archives de l’Université McGill, PU027043

1890Gertrude Elizabeth (Nora) Livingston (1848-1927)

Ouverture d’une première école d’infirmières par Gertrude Elizabeth (Nora) Livingston, garde-malade diplômée de la Training School for Nurses du New York Hospital et administratrice de l’hôpital Montreal General Hospital.  En insistant pour distinguer le travail infirmier des tâches domestiques et en réorganisant progressivement le travail des infirmières, Gertrude Elizabeth Livingston a joué un rôle déterminant dans la professionnalisation du métier d’infirmière.


Jan 01
Les premières diplômées de McGill en 1888
Premières diplômées de l’Université, 1888. Service des archives de l’Université McGill, PU014482

1888Premières diplômées de l’Université McGill

L’Université McGill décerne les premiers diplômes de baccalauréat ès arts à des femmes. Eliza Cross, Martha Murphy, Blanche Evans, Grace Ritchie, Jane Palmer, Alice Murray, Georgina Hunter et Donalda McFee en sont les premières récipiendaires. L’École normale et la Faculté des arts sont cependant les seules à admettre des femmes, les autres facultés de l’institution leur étant toujours interdites. Dans le milieu francophone, l’Université Laval refuse carrément les femmes. Elles ne sont autorisées qu’à venir écouter des conférences.


Jan 01
Jan 01
Les premières diplômées de McGill en 1888
Premières diplômées de l’Université McGill; 1988. Service des archives de l’Université McGill, PU014482

1884Femmes admises à McGill

Huit étudiantes sont admises à la Faculté des arts de l’Université McGill pour y poursuivre des études postsecondaires. Elles obtiennent toutes un baccalauréat ès arts en 1888. Ce ne sera qu’en 1932 que les femmes pourront se joindre au McGill’s Students’ Society, société créée en 1902.


Jan 01

1882École ménagère de Roberval

La première école ménagère est fondée à Roberval par Mère Saint-Raphaël. Elle sera suivie de plusieurs autres, surtout à partir de 1904 avec la création de l’École ménagère provinciale par la section féminine de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Elles prendront le nom d’instituts familiaux en 1951.


Jan 01
Jan 01
High_School_of_Montreal_fire_on_November_28_1890.j
Domaine public Feu du High School of Montreal en 1890.

1874High School for Girls

Création d’une première école publique secondaire de langue anglaise pour jeunes filles à Montréal.  Les premières années, les classes pour les filles étaient accueillies dans des maisons privées.  En 1874, lors de l’inauguration d’un nouveau bâtiment du High School of Montreal, les filles y ont été admises dans une division séparée. La pratique des classes non mixtes a été abolie en 1965.


Jan 01
Jan 01
Jan 01
Maison Bonsecours. Institut des sourdes muettes de Montréal. rue Saint-Denis, Montréal.
Domaine public. Archives de la Providence. Photo de l'Institut 1872.

1851Albine Gadbois (1830-1874)

Après s’être familiarisée avec le langage signé, Albine Gadbois, sœur Marie de Bonsecours fonde l’Institut des sourdes-muettes de Montréal.  Initialement à Longue-Pointe, l’Institution s’installe en 1864 dans des locaux plus adéquats, rue Saint-Denis. La responsabilité de l’Institut sera assumée, après le décès de la fondatrice, de manière intermittente, par trois de ses quatre soeurs, Azilda, Malvina et Philomèneet, jusqu’en 1905.

 


Jan 01
hoto : Archives des Sœurs de Sainte-Anne) Mère Marie-Anne Blondin, portrait par Sœur M.-Hélène-de-la-Croix, 1953.
Archives des Sœurs de Sainte-Anne Mère Marie-Anne Blondin, portrait par Sœur M.-Hélène-de-la-Croix, 1953.

1850Esther Blondin (1809-1890)

Esther Blondin, mieux connue sous le nom de Mère Marie-Anne, fonde la Congrégation des Sœurs de Sainte-Anne à Vaudreuil. Elle-même analphabète jusqu’à l’âge de 20 ans, elle fonde sa communauté pour remédier à la situation déplorable des écoles rurales avec vocation de s’occuper de l’éducation des enfants pauvres et d’ouvrir des écoles mixtes, projet jugé subversif pour l’époque. Après l’installation de la communauté à Lachine en 1864, celle-ci prend une expansion rapide et ouvre plusieurs écoles et pensionnats dans les campagnes environnantes et dans la région montréalaise.


Jan 01
Montreal Protestant House of Industry and Refuge,
Montreal Protestant House of Industry and Refuge, Albums Massicotte, 1901, BAnQ

1847Eliza Hervey (1807-vers1893)

Fondation de la Home and School of Industry par Eliza Hervey, une laïque protestante récemment immigrée d’Écosse, pour éduquer les jeunes filles au travail ménager et héberger des enfants de familles pauvres. La même année, elle installe un atelier de couture qui emploie des veuves sans ressources qui deviendra les Protestant Industrial Rooms en 1861. Le Protestant Infants’ Home (1870) et le Murray Bay Convalescent Home (1874) sont deux autres œuvres initiées par elle.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/Hervey.pdf


Jan 01
Jan 01
Jan 01
Jan 01
Jan 01
Marguerite Bourgeois

1658Marguerite Bourgeois (1620-1700)

Marguerite Bourgeoys ouvre au printemps une première école à Ville-Marie dans une étable abandonnée. Pour assurer la permanence de son œuvre, elle fonde la première communauté de religieuses non cloîtrées, les Sœurs de la Congrégation Notre-Dame de Montréal.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/Bourgeoys.pdf


Jan 01
Marie de l'Incarnation
Domaine public. Portrait de Marie de l'Incarnation attribué au peintre Hugues Pommier. Archives des Ursulines de Québec.

1639Les Ursulines de Québec

À l’instigation de Marie-Madeleine Chauvigny de la Peltrie, les Ursulines, dont Marie de l’Incarnation (Marie Guyart) fondent le premier couvent pour jeunes filles et ouvrent les premières classes pour filles françaises et amérindiennes en Amérique du Nord.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/LaPeltrie.pdf