Grande chapelière de l’histoire de la mode à Montréal, Yvette Brillon (1907-1996) ouvre, à l’âge de vingt-huit ans, une boutique de chapeaux sur la rue Saint-Denis, qui deviendra quelques années plus tard un salon de mode très populaire. Elle est la première femme d’affaires à présenter des défilés dans les hôtels de Montréal et se distingue comme femme entrepreneure, son atelier embauchant plus de soixante-cinq employé·e·s à certains moments.
L’Association Solidarité féminine est fondée par des femmes communistes afin de défendre les droits des travailleuses et des familles ouvrières.
Surnommée l’ange de la baie d’Hudson, Maude Watt , née Maloney, s’établit avec son mari, James Watt, à Rupert House – aujourd’hui Waskaganish –, après avoir exploré le Grand Nord québécois. Pour contrer l’extinction du castor, principale ressource des Cris, le couple revendique l’instauration de territoires protégés. À la création de la Réserve du Castor, Maude Watt devient la première femme garde-chasse du Grand Nord québécois.
Fondation de l’École des arts paysans, qui deviendra l’École des arts domestiques. L’école offre une formation en tissage et techniques liées à la transformation des fibres textiles.
L’Association des comptables licenciés est la première association professionnelle à voter une résolution admettant les femmes dans ses rangs, malgré les inquiétudes soulevées, notamment par le premier ministre Taschereau, au sujet des conséquences d’une telle décision pour l’avenir et le prestige de l’Association.
Création de l’Association des garde-malades catholiques licenciées de la province de Québec par les Sœurs de la Charité.
Les ouvrières du département de fabrication des couvre-chaussures de la Dominion Rubber de Montréal déclenchent une grève et forment un syndicat mixte auquel adhèrent tous les travailleurs et travailleuses de l’usine. Il est prévu que chacun des postes à la direction du syndicat soit simultanément occupé par une femme et un homme.
Couturière de métier, Gabrielle Bernier ouvre son propre salon de couture au 1327 rue Sherbrooke ouest vers lequel converge les femmes de la bourgeoisie québécoise. Surnommée la Coco Chanel du Québec, elle sera l’auteure de plusieurs innovations dans le milieu de la mode montréalaise, notamment en popularisant le port du pantalon au Québec. En hommage à cette pionnière de la mode québécoise, le cégep Marie-Victorin inaugure en mars 2003 le pavillon Gaby Bernier, qui accueille les programmes d’enseignement en mode de cette institution.
Pionnière de l’admission des femmes dans la profession, Henriette Barrot-Chênevert est la première femme à pratiquer l’architecture à Québec au sein du bureau de son mari. Après le décès de celui-ci, sur la base de l’expérience acquise, l’Association des architectes de la province de Québec l’accepte comme membre en 1952, ce qui lui permet de former, en association avec son fils, son propre bureau d’architecte. Première femme admise par l’Association, elle participera, en 1963, à la création de l’Union internationale des femmes architectes.
Mise sur pied de la Commission du salaire minimum des femmes du Québec qui est chargée d’établir les heures de travail et les salaires des femmes à la suite de la Loi du salaire minimum des femmes de 1919. Les travaux de la Commission s’étendront jusqu’en 1937.
Déclenchement d’une grève générale dans des ateliers de vêtements de Montréal par 1 500 femmes, membres de l’International Ladies Garment Workers Unions.
Donalda Charron est présidente de l’Union ouvrière féminine de Hull à la manufacture d’allumettes E.F.Eddy lorsque cette dernière annonce sans préavis des baisses de salaire et un allongement des heures de travail. Elle est à la tête du mouvement de grève que les ouvrières déclenchent sur-le-champ, sans même consulter la direction de leur syndicat, en quittant leur poste pour protester contre cette injustice. Si après trois mois de lock-out, la lutte des ouvrières leur permet de maintenir le salaire et les horaires pour lesquels elles s’étaient battues en 1919, elle n’entraîne toutefois aucune amélioration dans leurs conditions de travail. Pour faire exemple, l’entreprise refuse à Donalda Charron de réintégrer son emploi.
Création de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC).
Selon les données du recensement canadien, les femmes représentent le quart de la main-d’oeuvre montréalaise.
Syndicaliste, activiste politique et pianiste, Bella Hall Gauld fonde le Montreal Labor College, un centre communautaire d’éducation ouvrière. Pendant la crise économique, elle se joint à un groupe de femmes pour ouvrir une soupe populaire sur la rue Saint-Dominique. Membre du Parti communiste du Canada à partir de 1922, elle s’engage au sein de la Ligue pour la défense des libertés civiles lorsque le gouvernement conservateur de Richard Bennett décide en 1930 d’appliquer l’article 98 du Code criminel interdisant les associations séditieuses et de s’attaquer aux leaders du Parti communiste.
Henry Miles dépose un projet de loi pour demander l’admission des femmes à la profession d’avocate au Québec. Le projet est défait.
L’Association syndicale féminine catholique des allumettières de Hull (ouvrières de l’usine d’allumettes) déclenche le premier conflit ouvrier québécois mettant en scène un premier syndicat de femmes. En dépit d’un lock-out imposé par la compagnie, les allumettières obtiennent gain de cause et se voient accorder des augmentations de salaire et de meilleures conditions de travail.
Adoption de la Loi du salaire minimum pour les femmes au Québec. La loi ne sera appliquée qu’à partir de 1928.
Adoption d’un décret permettant aux femmes et aux filles de travailler la nuit dans les manufactures, justifié par la pénurie de main-d’œuvre durant la guerre. Le décret sera annulé en janvier 1919.
Arrivée de sa Hongrie natale en 1911, Ida Roth Steinberg ouvre une première épicerie à Montréal sur la rue Saint-Laurent pour pourvoir aux besoins de ses six enfants qu’elle élève seule. Douée d’un sens aigu des affaires et soutenue par ses enfants, elle conduit son entreprise vers le succès. À sa mort en 1942, elle lègue à ceux-ci une entreprise florissante et en pleine expansion qui dominera le marché de l’alimentation au Québec jusqu’en 1992.
Création de l’Association des garde-malades enregistrées de la province de Québec (AGMEPQ). Cette association deviendra l’Ordre des infirmiers et infirmières du Québec (OIIQ) en 1973.
Annie G. McDougall, Drummondville, vers 1900
Source : Musée McCord, MP-1974.129.98
© Musée McCord, Montréal
Le premier Cercle des Fermières est créé dans la région de Chicoutimi par le ministère de l’Agriculture. Chez les anglophones, les Homemakers Clubs ont vu le jour en 1909. Les cercles des fermières seront florissants, malgré l’opposition des autorités religieuses qui auraient voulu que les cercles intègrent les organisations paroissiales et diocésaines.
Modification du Code civil concernant la succession du mari : la femme devient héritière régulière pouvant partager la succession avec la famille du défunt. Loi amendant le Code civil relativement aux successions Statuts de la province de Québec, 1915, chapitre 74.
Annie MacDonald Langstaff devient la première diplômée de la Faculté de droit de l’Université McGill et la pionnière d’une longue lutte pour que les femmes obtiennent le droit d’exercer à titre d’avocate. Lutte qui ne se terminera qu’en 1942. Malgré le succès de son combat, Annie Langstaff ne sera jamais admise au Barreau, mais restera néanmoins active dans le domaine juridique tout au long de sa vie.
https://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/3235848
Une centaine de Guadeloupéennes et de Martiniquaises arrivent à Montréal pour travailler comme domestiques. Leur salaire est inférieur de moitié à celui des domestiques blanches. À partir de la fin du XIXe siècle, le recrutement d’aides-domestiques en maisons privées devient plus difficile en raison notamment des nouvelles opportunités d’emploi qui s’ouvrent aux Québécoises dans les manufactures, mais aussi dans les magasins et les bureaux. S’instaure alors progressivement une pratique d’embauche d’immigrantes provenant dans un premier temps de Grande-Bretagne, puis, au fil des décennies, d’Europe centrale, des Philippines et des Antilles.
La durée maximale des heures consacrées au travail par les femmes dans l’industrie du textile est réduite de 60 à 58 heures par semaine.
Marie Vézina, engagée au bureau de l’Orateur (actuel président de l’Assemblée nationale), est la première femme secrétaire de la fonction publique québécoise.
L’Association professionnelle des employées de manufacture organise une fête du travail féminin qui réunit plus de 12 000 femmes. Cette célébration est reprise jusqu’en 1913.
L’Association canadienne nationale des infirmières diplômée, la Canadian National Association of Trained Nurses est créée, sous l’égide de Mary Agnes Snively, infirmière en chef du Toronto General Hospital, par les représentantes de 16 associations d’infirmières avec l’intention d’obtenir un statut professionnel et d’améliorer les programmes de formation.
N. M. Hinshelwood, Québec, 1901
Source : Musée McCord, MP-1985.31.181
© Musée McCord, Montréal
Fondation de la Société des aides ménagères qui réunit patronnes et employées dans l’intention d’améliorer les conditions de travail du service domestique et d’établir des relations de travail véritablement « chrétiennes ».
Black & Bennet, Montréal, 1914-1918
Source : Musée McCord, MP-0000.2082.6
© Musée McCord, Montréal
Grève des ouvriers et des ouvrières de la filature Sainte-Anne de la Dominion Textile à Montréal. Les femmes représentent les deux tiers des syndiqués en grève.
Pour contrer la mortalité infantile qui représente un véritable fléau à l’époque, Justine Lacoste-Beaubien, inspirée et appuyée par Irma Levasseur, fonde l’Hôpital Sainte-Justine dont elle sera la présidente du conseil d’administration pendant près de 60 ans. Les premiers locaux de l’hôpital seront installés dans une maison privée de la rue Saint-Denis. Incorporé en 1908, l’hôpital occupe son site actuel depuis 1957. Pour être en mesure de gérer efficacement l’hôpital, elle doit demander à l’Assemblée nationale que les femmes mariées, membres du comité de l’hôpital, soient relevées de leur incapacité juridique.
L’Association professionnelle des demoiselles de magasin, s’affilie à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, tout comme l’Association professionnelle des employées de bureau, l’Association professionnelle des employées de manufactures, l’Association des femmes d’affaires et l’Association des aides-maternelles. Ces nouvelles associations réunissent les employées des divers secteurs économiques qui emploient des femmes dans l’intention d’améliorer leurs conditions de travail et de défendre leurs intérêts. Elles bénéficient au sein de la Fédération d’un bureau de placement qui offre gratuitement ses services à leurs membres et aux employeurs.
Ayant déjà été mobilisées lors de la guerre des Boers (1898-1902), les infirmières sont admises dans les Forces armées canadiennes.
Une première Gouttes de lait est fondée à Québec à l’initiative des Sœurs du Bon-Pasteur et du Dr René Fortier, premier professeur de pédiatrie à la Faculté de médecine de l’Université Laval. L’organisme distribue du lait de vache salubre et prodigue des conseils aux nouvelles mères concernant l’allaitement maternel et l’allaitement artificiel pour prévenir les maladies et la mortalité infantiles.
Eva Circé-Côté est chargée d’établir la Bibliothèque technique de Montréal qui deviendra, en 1917, la Bibliothèque municipale dont elle sera la bibliothécaire adjointe jusqu’à sa mise à la retraite forcée en 1932. Elle fonde, en 1908, un lycée laïc pour jeunes filles qui devra fermer deux ans plus tard en raison de l’opposition du clergé. Sous divers pseudonymes, dont ceux de Colombine, Arthur Maheu, Fantasio ou encore Julien Saint-Michel, elle publie de 1916 à 1938 de très nombreuses chroniques dans une dizaine de journaux dans lesquelles, libre-penseure, progressiste et laïque, elle revendique le droit de vote pour les femmes, l’éducation obligatoire et l’amélioration des conditions de vie des travailleuses.
Embauchées dans le domaine de la téléphonie depuis 1880, les jeunes filles sont maintenant recrutées par les entreprises pour des postes de dactylos ou de commis à l’écriture. Elles doivent maîtriser l’anglais, la langue des affaires de l’époque.
Florence Hendry, employée de Bell Téléphone, organise la première formation dispensée à des téléphonistes en Amérique du Nord.
À titre de femme collaboratrice de son mari, Dorimène Desjardins est associée à la fondation de la première Caisse Populaire Desjardins à Lévis le 6 décembre 1900. Elle y travaille, tient la comptabilité et assure l’accueil à la clientèle. Entre 1903 et 1906, Dorimène Desjardins en assume de façon officieuse la gérance. Après la mort d’Alphonse Desjardins en 1920, elle continue d’exercer son influence pour que le développement des Caisses populaires se fasse selon les principes mis de l’avant par son mari.
Fondation par Lady Aberdeen du Victorian Order of Nurses de Montréal qui offre des soins à domicile et communautaires pour les personnes en situation de précarité ou n’ayant pas accès à des établissements de santé.
Deux inspectrices, Louisa King et Louise D. Provencher, se joignent aux deux inspecteurs qui font appliquer la loi québécoise des établissements industriels à Montréal, ce qui représente pour l’époque un précédent remarquable
Création de la Montreal Hebrew Young Ladies’ Sewing Society qui offre des vêtements aux enfants de familles pauvres ainsi qu’une banque alimentaire.
L’organisation réformiste et ouvrière, Les Chevaliers du travail, publie un manifeste dans lequel elle exige qu’on mette en application le principe à travail égal, salaire égal pour les deux sexes. Le Parti socialiste ouvrier adopte une résolution similaire dans son manifeste de 1894.
Première intervention de l’État en matière de travail : adoption de l’Acte des manufactures ou Acte pour protéger la vie et la santé des personnes employées dans les manufactures. La loi interdit l’embauche de filles de moins de 14 ans et de garçons de moins de 12 ans. Elle fixe également le nombre maximum d’heures de travail par semaine à 60 pour les femmes et les enfants et à 72,5 pour les hommes.
Fondation de la Montreal Society for the Protection of Women and Children (1820-1920) pour se porter à la défense des femmes et des enfants violentés et œuvrer au renforcement des lois contre l’exploitation des enfants et les contraintes du principe de « l’inviolabilité du privé ».
Charles Howard Millar, Drummondville, vers 1900
Source : Musée McCord, MP-1974.133.185
© Musée McCord, Montréal
La première école ménagère est fondée à Roberval par Mère Saint-Raphaël. Elle sera suivie de plusieurs autres, surtout à partir de 1904 avec la création de l’École ménagère provinciale par la section féminine de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Elles prendront le nom d’instituts familiaux en 1951.
Arrivée à Québec en 1852 à l’âge de trois ans, Edith Clara Sophia Hemming exerce le métier de coloriste au studio Livernois de 1870 à 1895. Miniaturiste accomplie, elle poursuit par la suite une carrière de peintre et expose à l’Ontario Society of Artists, à l’Académie royale des arts du Canada et à l’Art Association of Montreal, avant de retourner en Écosse en 1904.
Fondation par Eliza Hervey de la Protestant Infants’ Home dédiée au soin des nouveau-nés. Soutenue par la Ladies Benevolent Society, selon le Centre d’histoire des régulations sociales, l’institution aurait accueilli, entre 1875 et 1905, « un total de 2 329 enfants et 747 mères allaitantes ».
Création du Sheltering Home à Montréal. Emma Barber accueille chez elles des femmes « déviantes », notamment des anciennes prisonnières, des femmes prostituées, des « filles-mères », des femmes alcooliques. Selon le Centre d’histoire des régulations sociales, près de 10 000 femmes ont été hébergées au Sheltering Home.
À l’initiative de Sœur Gaudry (Julie-Marguerite Gaudry), une première salle d’asile pouvant accueillir une trentaine d’enfants est ouverte attenante à l’Hospice Saint-Joseph dans le quartier Saint-Antoine. En 1900, on compte 5 salles d’asile dans la Métropole où près de 2 000 enfants sont accueillis sur une base quotidienne.
Fondation de la Home and School of Industry par Eliza Hervey, une laïque protestante récemment immigrée d’Écosse, pour éduquer les jeunes filles au travail ménager et héberger des enfants de familles pauvres. La même année, elle installe un atelier de couture qui emploie des veuves sans ressources qui deviendra les Protestant Industrial Rooms en 1861. Le Protestant Infants’ Home (1870) et le Murray Bay Convalescent Home (1874) sont deux autres œuvres initiées par elle.
Femme patriote et épouse de François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier, Henriette Cadieux (1811-1891) envoie une requête écrite au général John Colborne afin d’éviter la pendaison à son mari. Sa requête est rejetée, mais elle est autorisée à partager le souper du prisonnier dans sa cellule la veille de son exécution, le 14 février 1839.
À la mort de son mari, Elizabeth Johnson Taylor-Davie devient la première femme au Canada à diriger un chantier de construction navale. Elle est alors mère de neuf enfants. En 1850, lorsqu’elle cède la direction de l’entreprise à son fils ainé, celle-ci est en excellente santé financière.
Abolition officielle de l’esclavage dans l’ensemble de l’Empire britannique. Il est estimé que 5% à 10% du personnel domestique employé par des familles du Québec étaient des femmes noires et surtout amérindiennes qui étaient à leur service sans salaire en échange.
Wm. Notman & Son, Montréal, 1909
Source : Musée McCord, II-174417
© Musée McCord, Montréal
Fondation de la Montreal Ladies’ Benevolent Society. Cette période voit la création de plusieurs œuvres de bienfaisance pour venir en aide aux orphelins et aux veuves, ainsi qu’aux jeunes femmes nécessiteuses et aux « femmes de mauvaise vie ». En général, chez les protestants, ces œuvres sont mises sur pied par des femmes de la bourgeoisie, alors que du côté catholique, bien qu’elles soient également souvent fondées par des femmes laïques, elles sont rapidement confiées à des communautés religieuses par la suite. Ce sont les initiatives de ces femmes qui sont à l’origine de la mise sur pied de l’entraide sociale au Québec.
Fondation de l’Orphelinat de Québec par des dames patronnesses de la Ville. La responsabilité de ce premier orphelinat est prise en charge en 1849 par les Sœurs de la Charité de Québec.
Création d’un asile pour les « madeleines » qui veulent changer de profession par Agatha Henrietta Huguet-Latour-McDonnell. Incorporé en 1833 sous le nom de l’Institut des filles repenties de Montréal (The Montreal Magdalen Asylum), l’Institut accueille plus de 300 femmes avant de disparaître, faute de financement, en 1837. En sept ans, rapporte l’historien Edouard-Zotique Massicotte, plus de 300 « filles » avaient été admises dans l’institution.
Fondation par Angélique Blondeau-Cotté de l’Association des Dames de la Charité et, en 1832, de l’Orphelinat catholique de Montréal pour soutenir les veuves et les orphelines.
Le recensement de la ville de Montréal, effectué par Jacques Viger, permet de constater qu’au moins une Montréalaise sur cinq exerce une occupation outre ses activités ménagères. Parmi elles, près de 56 % sont des domestiques et plus de 26 %, des journalières. On estime alors que les femmes constituent plus de 25 % de la population active de la ville.
Des femmes anglaises de la bourgeoisie montréalaise fondent le premier orphelinat au Québec, le Protestant Orphan Asylum, dont la vocation première est d’accueillir des orphelins âgés de deux à douze ans sans soutien familial pouvant en assumer la charge. Entre 1822 et 1900, un total de 939 enfants ont fréquenté l’orphelinat.
Fondation de la Female Benevolent Society, la première organisastion caritative protestante privée de Montréal, qui ouvrira la House of Recovery, une maison de transition pour les immigrants, les immigrantes et les pauvres. La House of Recovery sera remplacée par le Montreal General Hospital fondé en 1819. Première organisation laïque de bienfaisance, la Female Benevolent Society sera démantelée en 1822.
Marie-Denise Douyon, technique mixte (pastel, huile, térébenthine) sur papier marouflé sur toile
Source : Collection du Centre d’histoire de Montréal
© Centre d’histoire de Montréal
Voulant faire fructifier le patrimoine de son défunt mari, non seulement Thérèse de Couagne poursuit-elle les activités commerciales entreprises par celui-ci, mais elle forme une nouvelle compagnie avec ses anciens associés afin de continuer d’exploiter les Forges de St-Maurice. L’histoire se souviendra davantage d’elle comme propriétaire de l’esclave Marie-Joseph-Angélique accusée d’avoir provoqué l’incendie de 1734 à Montréal.
La première manufacture d’étoffes est ouverte en Nouvelle-France par Agathe de Saint-Père-Le Gardeur de Repentigny. Dynamique et industrieuse, elle est aussi la première à s’initier à la fabrication du sucre d’érable auprès des Amérindiens et à en commercialiser la production.
Entre 1700 et 1760, le taux de fécondité en Nouvelle-France est un des plus élevés jamais observés au monde, les femmes ont, en moyenne, 7,8 enfants.
Près de 800 Filles du Roy seront amenées en Nouvelle-France entre 1663 et 1673 afin de favoriser le peuplement de la colonie. Le terme «Filles du Roy » fut utilisé pour la première fois en 1698 dans un écrit de Marguerite Bourgeois pour désigner ces jeunes femmes, généralement d’origine modeste, envoyées en Nouvelle-France pour se trouver un mari et contribuer au peuplement de la colonie.
Arrivée de Marie Rollet, de Louis Hébert et de leurs trois enfants. La famille est la première à s’établir en Nouvelle-France et à y cultiver la terre. Marie Rollet et sa famille font partie de la petite vingtaine de Français qui décideront de demeurer dans la Colonie pendant le siège de Québec par les frères Kirke de 1629 à 1632.
