Abolition officielle de l’esclavage dans l’ensemble de l’Empire britannique. Il est estimé que 5% à 10% du personnel domestique employé par des familles du Québec étaient des femmes noires et surtout amérindiennes qui étaient à leur service sans salaire en échange.
Les pays du Commonwealth promulguent une première loi contre l’avortement. Celui-ci constitue une offense mineure avant le cinquième mois de la grossesse; après ce délai, la peine capitale s’applique pour la femme et pour l’avorteuse.
L’Acte constitutionnel donne la qualité d’électeur à tous les propriétaires, sans distinction de sexe. Par omission, des femmes propriétaires – célibataires et veuves pour la plupart – obtiennent le droit de vote et l’exercent. Elles sont les seules femmes de l’Empire britannique à avoir ce droit. En 1834, un projet de loi est déposé par le Parti patriote de Louis-Joseph Papineau afin d’enlever ce droit aux femmes; les bureaux de scrutin étant considérés comme « dangereux pour le sexe faible ». Le projet est rejeté par Londres, mais, en 1849, le Parlement du Canada-Uni retire ce droit à la population féminine.
https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/Acteconstitutionnel.pdf
Marie-Barbe Loiselle, surnommée Baboche, reçoit une pension à vie du gouvernement britannique pour avoir fourni des renseignements sur l’ennemi durant le siège de la ville de Québec par l’armée continentale américaine (1775-1976). Fidèle à la Couronne britannique, elle agit comme agente de renseignements au service du gouverneur Guy Carleton à qui elle rapporte des informations sur les rebelles. Capturée en 1776 et emprisonnée par les Américains, elle réussit à s’enfuir et apporte de nouvelles informations sur les mouvements de l’ennemi.
Manifestation de femmes à Montréal pour protester auprès du gouverneur Vaudreuil contre la pénurie et la cherté des denrées alimentaires.
La Nouvelle-France est régie par la Coutume de Paris qui instaure le régime matrimonial de la communauté de biens entre époux. La gestion des biens est confiée au mari en vertu de la puissance maritale et la femme mariée devient inapte juridiquement, sauf la femme marchande. Au décès du mari, la veuve retrouve l’exercice de ses droits juridiques sur la communauté de biens.
