En 1929, le Conseil privé de Londres, alors plus haute instance judiciaire du Canada, annule une décision de la Cour suprême du Canada et met fin à un long débat juridique connu sous le nom de l’Affaire personne. Il reconnaît que les femmes sont des « personnes » au sens de la loi et doivent jouir, au même titre que les hommes, de pleins droits civils. Jusqu’alors, une interprétation restrictive de la Loi constitutionnelle de 1867 excluait les femmes de cette définition, notamment en matière d’éligibilité au Sénat. La controverse remonte à 1918, lorsqu’un avocat ayant comparu devant la juge albertaine Emily Murphy avait contesté la légalité de ses jugements, soutenant qu’elle n’était pas une « personne » au sens du droit coutumier britannique. En renversant cette interprétation, le Conseil privé reconnaît officiellement le statut juridique des femmes et ouvre la voie à leur nomination au Sénat. Cette décision marque un tournant majeur dans l’évolution du droit constitutionnel canadien et constitue une avancée fondamentale dans la reconnaissance de l’égalité juridique des femmes.

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