Cécile Grenier est intronisée au Panthéon des sports canadiens pour sa contribution déterminante à l’élaboration d’une approche moderne de l’éducation physique destinée aux enfants et aux femmes. Pionnière et pédagogue de l’enseignement de l’éducation physique au Québec, elle initie, au cours des années 1930, un programme structuré d’éducation physique pour les jeunes filles au sein de la Commission des écoles catholiques de Montréal. En 1939, elle fonde l’Institut d’éducation physique de Montréal afin d’assurer la formation des responsables de l’éducation physique féminine à l’enseignement de la gymnastique et de la culture physique. En 1942, elle compte parmi les membres fondateurs de l’Œuvre des terrains de jeux de Montréal, dont elle devient la monitrice en chef jusqu’en 1944. À la demande du ministère de l’Éducation, elle élabore en 1948 un nouveau programme de culture physique destiné aux élèves de la première à la huitième année.
Depuis le forum Pour un Québec féminin pluriel jusqu’au 7ᵉ Congrès international des recherches féministes dans la francophonie, sans oublier la Marche mondiale de l’an 2000, l’idée d’une seule « condition féminine » ne tient plus la route dans une société québécoise de plus en plus marquée, non seulement par une idéologie et des pratiques néolibérales, mais encore par la diversification des revendications identitaires et sexuelles. En dépit de réelles avancées, les acquis des femmes demeurent fragiles. L’égalité de fait tarde à s’actualiser. Un renouvellement des discours et des pratiques s’impose notamment pour contrer les effets conjugués des différents rapports sociaux de pouvoir qui engendrent de nouvelles formes de pauvreté et de marginalisation, sinon de stigmatisation, à l’encontre de bien des femmes.
