Originaire de Hambourg en Allemagne, la photographe et artiste graphique Angela Grauerholz reçoit le Prix du Québec Paul-Émile-Borduas pour une œuvre photographique qui explore, à travers une esthétique minimaliste et poétique, des thèmes liés à la mémoire, à l’histoire et à l’espace. Professeure à l’École de design de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) depuis 1988, Angela Grauerholz est reconnue pour son approche introspective de la photographie. Ses photographies, souvent marquées par un flou intentionnel, invitent à la réflexion sur la nature fugace des images et sur la manière dont le savoir et l’histoire sont organisés et transmis.
Depuis le forum Pour un Québec féminin pluriel jusqu’au 7ᵉ Congrès international des recherches féministes dans la francophonie, sans oublier la Marche mondiale de l’an 2000, l’idée d’une seule « condition féminine » ne tient plus la route dans une société québécoise de plus en plus marquée, non seulement par une idéologie et des pratiques néolibérales, mais encore par la diversification des revendications identitaires et sexuelles. En dépit de réelles avancées, les acquis des femmes demeurent fragiles. L’égalité de fait tarde à s’actualiser. Un renouvellement des discours et des pratiques s’impose notamment pour contrer les effets conjugués des différents rapports sociaux de pouvoir qui engendrent de nouvelles formes de pauvreté et de marginalisation, sinon de stigmatisation, à l’encontre de bien des femmes.
