Après avoir fui la dictature du Chili, son pays natal, Brunilda Reyes s’installe dans l’arrondissement de Montréal-Nord en 1995. Constatant les problèmes auxquels est confrontée la population de son quartier, elle fonde en 2001 Les Fourchettes de l’espoir, une entreprise d’économie sociale dont le but est de fournir des services de qualité en sécurité alimentaire aux citoyen·ne·s les plus défavorisés de Montréal-Nord afin d’améliorer leurs habitudes et qualité de vie.
Depuis le forum Pour un Québec féminin pluriel jusqu’au 7ᵉ Congrès international des recherches féministes dans la francophonie, sans oublier la Marche mondiale de l’an 2000, l’idée d’une seule « condition féminine » ne tient plus la route dans une société québécoise de plus en plus marquée, non seulement par une idéologie et des pratiques néolibérales, mais encore par la diversification des revendications identitaires et sexuelles. En dépit de réelles avancées, les acquis des femmes demeurent fragiles. L’égalité de fait tarde à s’actualiser. Un renouvellement des discours et des pratiques s’impose notamment pour contrer les effets conjugués des différents rapports sociaux de pouvoir qui engendrent de nouvelles formes de pauvreté et de marginalisation, sinon de stigmatisation, à l’encontre de bien des femmes.
