Pour la première fois dans l’histoire politique du Québec, les femmes représentent le tiers des effectifs du Conseil des Ministres lorsque Lucien Bouchard annonce la nomination de neuf d’entre elles.
Depuis le forum Pour un Québec féminin pluriel jusqu’au 7ᵉ Congrès international des recherches féministes dans la francophonie, sans oublier la Marche mondiale de l’an 2000, l’idée d’une seule « condition féminine » ne tient plus la route dans une société québécoise de plus en plus marquée, non seulement par une idéologie et des pratiques néolibérales, mais encore par la diversification des revendications identitaires et sexuelles. En dépit de réelles avancées, les acquis des femmes demeurent fragiles. L’égalité de fait tarde à s’actualiser. Un renouvellement des discours et des pratiques s’impose notamment pour contrer les effets conjugués des différents rapports sociaux de pouvoir qui engendrent de nouvelles formes de pauvreté et de marginalisation, sinon de stigmatisation, à l’encontre de bien des femmes.
