Un volet important de la Politique familiale propose l’instauration d’un régime d’assurance parentale pour garantir le remplacement des revenus pendant les congés de maternité et les congés parentaux, l’élargissement des critères d’admissibilité au programme à un plus grand nombre de travailleuses et travailleurs, tant salariés qu’autonomes, l’octroi d’un congé parental avec solde de 7 semaines partageables entre le père et la mère et celui d’un congé de paternité avec solde de 5 semaines non transférables et enfin la hausse du revenu assurable à 90 %. Ces mesures tardent à venir. La loi sur l’assurance parentale sera adoptée en 2001.
Depuis le forum Pour un Québec féminin pluriel jusqu’au 7ᵉ Congrès international des recherches féministes dans la francophonie, sans oublier la Marche mondiale de l’an 2000, l’idée d’une seule « condition féminine » ne tient plus la route dans une société québécoise de plus en plus marquée, non seulement par une idéologie et des pratiques néolibérales, mais encore par la diversification des revendications identitaires et sexuelles. En dépit de réelles avancées, les acquis des femmes demeurent fragiles. L’égalité de fait tarde à s’actualiser. Un renouvellement des discours et des pratiques s’impose notamment pour contrer les effets conjugués des différents rapports sociaux de pouvoir qui engendrent de nouvelles formes de pauvreté et de marginalisation, sinon de stigmatisation, à l’encontre de bien des femmes.
