À l’instigation d’Aoura Bizzarri (1946-….), soixante-quinze femmes issues de divers organismes fondent le Collectif des femmes immigrantes, premier collectif multiethnique du genre au Québec. L’organisme se donne comme mission d’accompagner les personnes immigrantes, les minorités visibles et les communautés culturelles en provenance de différents pays dans leurs démarches de recherche d’emploi et d’intégration à la société québécoise.
Les femmes revendiquent de participer aux profondes mutations culturelles, sociales, politiques et économiques enclenchées par la Révolution tranquille. Leur capacité civile désormais reconnue par la loi, elles sont nombreuses à dénoncer l’étroitesse des rôles et des fonctions qui leur sont toujours réservés, tout comme l’inadéquation des ressources disponibles pour répondre aux besoins diversifiés et multiples des femmes. Elles s’organisent au sein de groupes politico-militants, syndicaux ou communautaires pour dénoncer les inégalités entre les femmes et les hommes, faire entendre leurs préoccupations sociales et formuler leurs revendications.
