Une loi provinciale donne accès aux femmes à la plupart des tavernes, à l’exception de celles ayant ouverts leurs portes avant 1979. La totalité des tavernes sera accessible aux femmes à partir de 1986.
Les femmes revendiquent de participer aux profondes mutations culturelles, sociales, politiques et économiques enclenchées par la Révolution tranquille. Leur capacité civile désormais reconnue par la loi, elles sont nombreuses à dénoncer l’étroitesse des rôles et des fonctions qui leur sont toujours réservés, tout comme l’inadéquation des ressources disponibles pour répondre aux besoins diversifiés et multiples des femmes. Elles s’organisent au sein de groupes politico-militants, syndicaux ou communautaires pour dénoncer les inégalités entre les femmes et les hommes, faire entendre leurs préoccupations sociales et formuler leurs revendications.

