Par l’adoption du « Bill omnibus » (S.C. 1968-69, c. 38), le Parlement canadien décriminalise la contraception, l’avortement thérapeutique et l’homosexualité. L’adoption de ce projet de loi est déterminante sur l’évolution de la situation des femmes québécoises et canadiennes.
Les femmes revendiquent de participer aux profondes mutations culturelles, sociales, politiques et économiques enclenchées par la Révolution tranquille. Leur capacité civile désormais reconnue par la loi, elles sont nombreuses à dénoncer l’étroitesse des rôles et des fonctions qui leur sont toujours réservés, tout comme l’inadéquation des ressources disponibles pour répondre aux besoins diversifiés et multiples des femmes. Elles s’organisent au sein de groupes politico-militants, syndicaux ou communautaires pour dénoncer les inégalités entre les femmes et les hommes, faire entendre leurs préoccupations sociales et formuler leurs revendications.
