Période 1940-1964 L’élargissement de la participation économique et citoyenne

Vadrouille ou baccalauréat, ce titre d’un concours de rhétorique lancé par un collège classique féminin au début des années 1940 traduit bien les ambivalences qui marquent la période. La vocation maternelle et familiale demeure au centre des discours et des attentes des élites religieuses, politiques ou syndicales. L’avènement de la pilule, l’entrée des femmes dans la majorité des programmes universitaires et leur retour graduel sur le marché du travail préparent les importants changements et la prise de parole collective des femmes qui surviendront dans les décennies suivantes.

Jan 01
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Madeleine Parent
Poste Canada

1946Grève de la Dominion Textile de Valleyfield

Au terme d’une grève de 100 jours déclarée illégale par Maurice Duplessis, les travailleurs et les travailleuses de la Dominion Textile de Valleyfield obtiennent gain de cause. La compagnie accepte de signer une première convention qui accorde une augmentation salariale de 25 cents l’heure, la réduction de la semaine de travail à 40 heures et la reconnaissance syndicale.  Madeleine Parent est parmi les leaders syndicaux qui seront arrêtés au cours de cette grève,


Jan 01
Source: Dignity Memorial

1946Jeanne d’Arc Lemay Warren (1922-2022)

Classée première aux examens du Barreau, Jeanne d’Arc Lemay Warren  est la première femme à être admise au Barreau de Québec, l’une des 15 sections du Barreau du Québec. En 1966, elle sera la seule femme parmi les neufs membres de la commission d’enquête Castonguay-Nepveu sur la santé et le bien-être social.  Nommée juge à la Cour du bien-être social, affectée à la division de Verdun, en 1970, elle est, par la suite, nommée à la Cour supérieure du Québec où elle siègera jusqu’à sa retraite en 1993.


Nov 13
Des timbres célèbrent trois féministes québécosies. https://www.canadapost-postescanada.ca/blogues/personnel/perspectives/les-feministes-quebecoises-2023/

1946Madeleine Parent (1918-2012)

Syndicaliste, activiste et féministe, Madeleine Parent mène l’une de ses premières grandes luttes en dirigeant 6 000 travailleurs et travailleuses dans leur combat contre la Dominion Textiles de Salaberry-de-Valleyfield. Sa ténacité et la constance de son engagement dérangent : l’Église la condamne et Maurice Duplessis, alors premier ministre du Québec, la traite ouvertement de communiste. Mais rien ne la détourne de sa cause. Tout au long de sa vie, elle met son énergie au service de la défense des droits ouvriers, au Québec comme en Ontario. En 1969, avec son mari Kent Rowley, elle fonde la Confédération des syndicats canadiens (CSC). Elle joue ensuite un rôle clé dans la création du Comité d’action national sur la condition de la femme (1971-2007), où elle représente le Québec pendant huit ans. Militante infatigable, Madeleine Parent a consacré son existence à la justice sociale et à la défense des droits des travailleurs et travailleuses et des femmes, notamment les femmes immigrantes et autochtones.


Jan 01