Pour faire face aux difficultés financières rencontrées par le Sanatorium Prévost, l’infirmière Charlotte Tassé, qui travaille au sein de l’établissement depuis sa fondation, et sa consœur, Bernadette Lépine, font l’acquisition de l’établissement. Elles le transforment en corporation à but non lucratif afin d’en accroître l’accessibilité et d’en faire un centre neuropsychiatrique d’importance. En ouvrant en 1950 la toute première école de gardes-malades auxiliaires du Québec au sein du sanatorium, Charlotte Tassé crée de toute pièce la profession des gardes-malades auxiliaires. Cette première initiative est suivie en 1953 par le développement d’un cours de perfectionnement en nursing psychiatrique pour les infirmières professionnelles. Ce cours est reconnu par l’Université de Montréal.
Vadrouille ou baccalauréat, ce titre d’un concours de rhétorique lancé par un collège classique féminin au début des années 1940 traduit bien les ambivalences qui marquent la période. La vocation maternelle et familiale demeure au centre des discours et des attentes des élites religieuses, politiques ou syndicales. L’avènement de la pilule, l’entrée des femmes dans la majorité des programmes universitaires et leur retour graduel sur le marché du travail préparent les importants changements et la prise de parole collective des femmes qui surviendront dans les décennies suivantes.
