Thérèse Casgrain fonde la Ligue de la jeunesse féminine avec l’ambition de favoriser l’implication de jeunes filles de la « bonne société » dans des activités productives. Elle refuse d’y associer un aumônier catholique comme le prescrit l’usage des organisations de bienfaisance. La Ligue est surtout connue pour l’organisation du Bal des Petits souliers, événement mondain caritatif au cours duquel, jusqu’aux débuts des années 1960, les jeunes filles de familles aisées faisaient leur « entrée » dans le monde.
La lente progression des femmes vers l’égalité est en marche. Cette période se place sous le signe des premières grandes revendications : droit à l’éducation postsecondaire, droit de vote, droit à la reconnaissance sur le marché du travail et droits juridiques égaux ouvrent la voie aux grandes luttes qui se poursuivront tout au long du XXe siècle. La vie des femmes, surtout dans les centres urbains, est marquée par l’importance des changements économiques qui marquent la période et par l’émergence de nouveaux modèles féminins dans l’espace public après la première guerre mondiale.
