Création du Comité Provincial pour le Suffrage Féminin (CPSF) conjointement présidé par Marie Lacoste-Gérin-Lajoie, et Anna Marks Lyman, présidente de la section montréalaise du National Council of Women of Canada. Sont présentes à l’assemblée de fondation Idola Saint-Jean, Lady Drummond, Carrie Matilda Derick et Thérèse Forget Casgrain en sont également membres de même que le Montreal Women’s Club et le Club libéral des femmes de Montréal. Le 2 février de la même année, 400 femmes se rendent à Québec pour réclamer le suffrage féminin. Le premier projet de loi sur le suffrage féminin est déposé, le 8 mars, à l’Assemblée législative du Québec par Henry Miles, député libéral, déclenchant des protestations virulentes de la part des représentants du clergé et un refus catégorique du premier ministre Louis-Alexandre Taschereau.
La lente progression des femmes vers l’égalité est en marche. Cette période se place sous le signe des premières grandes revendications : droit à l’éducation postsecondaire, droit de vote, droit à la reconnaissance sur le marché du travail et droits juridiques égaux ouvrent la voie aux grandes luttes qui se poursuivront tout au long du XXe siècle. La vie des femmes, surtout dans les centres urbains, est marquée par l’importance des changements économiques qui marquent la période et par l’émergence de nouveaux modèles féminins dans l’espace public après la première guerre mondiale.
