Harriet Brooks devient la première femme à obtenir un diplôme d’études supérieures d’une université canadienne (Université McGill) en électromagnétisme. Première physicienne nucléaire du Canada, elle travaille dans le laboratoire d’Ernest Rutherford à l’Université McGill à partir de 1903. Sa contribution est jugée essentielle à l’élaboration de la théorie de la radioactivité pour laquelle Rutherford recevra le prix Nobel. Dans son hommage posthume, Rutherford qualifie Harriet Brooks de « femme physicienne la plus éminente du département de radioactivité », aux côtés de Marie Curie.
La lente progression des femmes vers l’égalité est en marche. Cette période se place sous le signe des premières grandes revendications : droit à l’éducation postsecondaire, droit de vote, droit à la reconnaissance sur le marché du travail et droits juridiques égaux ouvrent la voie aux grandes luttes qui se poursuivront tout au long du XXe siècle. La vie des femmes, surtout dans les centres urbains, est marquée par l’importance des changements économiques qui marquent la période et par l’émergence de nouveaux modèles féminins dans l’espace public après la première guerre mondiale.
