Une modification du Code municipal par le Gouvernement du Québec accorde le droit de vote aux femmes propriétaires et célibataires. En 1892, cette éligibilité est également accordée aux veuves et aux femmes célibataires locataires. Les femmes mariées demeurent toutefois exclues de cette première réforme.
La lente progression des femmes vers l’égalité est en marche. Cette période se place sous le signe des premières grandes revendications : droit à l’éducation postsecondaire, droit de vote, droit à la reconnaissance sur le marché du travail et droits juridiques égaux ouvrent la voie aux grandes luttes qui se poursuivront tout au long du XXe siècle. La vie des femmes, surtout dans les centres urbains, est marquée par l’importance des changements économiques qui marquent la période et par l’émergence de nouveaux modèles féminins dans l’espace public après la première guerre mondiale.
