Fille de rabbin, née en Grande-Bretagne, Katherine Samuel de Sola arrive à Montréal en 1887 à la suite de son mariage avec David Meldola de Sola, rabbin à la synagogue Shearith Israël (Spanish and Portuguese Synagogue of Montreal). Pendant son séjour à Montréal, où elle demeurera jusqu’à la mort de son mari en 1918, elle participe à la fondation du Montreal Local Council of Women en 1893, qui rassemble des femmes de différentes confessions religieuses, et à celle du National Council of Jewish Women of Canada (NCJWC) en 1897, dont la mission première est l’aide aux immigrant·e·s juif·ve·s. Accueillie au sein de l’élite montréalaise, elle est, jusqu’à son retour à Londres, très active dans plusieurs autres organisations sociales et philanthropiques, particulièrement au sein de la communauté juive montréalaise.
La lente progression des femmes vers l’égalité est en marche. Cette période se place sous le signe des premières grandes revendications : droit à l’éducation postsecondaire, droit de vote, droit à la reconnaissance sur le marché du travail et droits juridiques égaux ouvrent la voie aux grandes luttes qui se poursuivront tout au long du XXe siècle. La vie des femmes, surtout dans les centres urbains, est marquée par l’importance des changements économiques qui marquent la période et par l’émergence de nouveaux modèles féminins dans l’espace public après la première guerre mondiale.
