Cécile Grenier est intronisée au Panthéon des sports canadiens pour sa contribution déterminante à l’élaboration d’une approche moderne de l’éducation physique destinée aux enfants et aux femmes. Pionnière et pédagogue de l’enseignement de l’éducation physique au Québec, elle initie, au cours des années 1930, un programme structuré d’éducation physique pour les jeunes filles au sein de la Commission des écoles catholiques de Montréal. En 1939, elle fonde l’Institut d’éducation physique de Montréal afin d’assurer la formation des responsables de l’éducation physique féminine à l’enseignement de la gymnastique et de la culture physique. En 1942, elle compte parmi les membres fondateurs de l’Œuvre des terrains de jeux de Montréal, dont elle devient la monitrice en chef jusqu’en 1944. À la demande du ministère de l’Éducation, elle élabore en 1948 un nouveau programme de culture physique destiné aux élèves de la première à la huitième année.
Après plusieurs années de mobilisation des groupes de femmes autochtones, le 8 décembre, le gouvernement libéral de Justin Trudeau, nouvellement élu, annonce le lancement d’une Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA).
Plusieurs femmes autochtones de Val-d’Or brisent le silence et dénoncent des situations d’abus, d’intimidation ou d’agressions sexuelles commis par des membres du corps policier de la Sureté du Québec (SQ). Dans la foulée de ces révélations, diffusées dans le cadre de l’émission Enquête, huit policiers sont mis en retrait administratif et la direction du poste de police local est remplacée.
Le projet de loi 28 intitulé Loi concernant principalement la mise en œuvre de certaines dispositions du discours sur le budget du 4 juin 2014, qui vise un retour à l’équilibre budgétaire en 2015-2016, crée de vifs débats en modifiant, en date du ler avril, la politique tarifaire des frais de garde en fonction du revenu des parents.
Récipiendaire du Prix Georges-Émile-Lapalme, la botaniste et photographe Gisèle Lamoureux consacre sa vie à la conservation de la flore sauvage québécoise et à l’éducation du grand public à ce patrimoine végétal. Elle est à l’initiative des démarches qui mèneront à l’adoption par l’Assemblée nationale, en 1999, de l’iris versicolore comme emblème floral du Québec. Au fil de ses recherches, elle proposera la francisation du quart des noms des plantes du Québec.
Le Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et le Conseil du Statut de la femme (CSF) lancent, le 22 avril, la Ligne du temps de l’histoire des femmes au Québec afin de mettre en lumière la contribution des femmes et des féministes à l’évolution de la société québécoise de 1600 à nos jours et de soutenir la transmission et la valorisation d’une mémoire de la vie des femmes au Québec.
Promulgation par le gouvernement fédéral de la loi sur la Tolérance zéro face aux pratiques culturelles barbares. La loi vise principalement à garantir une meilleure protection aux personnes vulnérables, notamment les femmes et les jeunes filles immigrantes.
La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) décerne à Madeleine Poulin le prix Judith-Jasmin Hommage, qui souligne l’excellence d’une carrière marquante. Figure majeure du journalisme québécois, elle a ouvert la voie à plusieurs générations de femmes, à une époque où les médias — particulièrement la politique et la couverture internationale — demeuraient très masculins. Détentrice d’un doctorat en littérature, elle entre à Radio-Canada en 1965 comme dactylographe avant de devenir, trois ans plus tard, rédactrice à la salle des nouvelles. En 1976, elle devient la première femme correspondante parlementaire de Radio-Canada à Ottawa, puis, en 1979, la première correspondante du réseau à Paris. Reporter sur plusieurs zones de conflit — notamment au Liban, en Afghanistan et au Cambodge — Madeleine Poulin s’est distinguée tant comme journaliste de terrain que comme animatrice. Son écoute, sa culture, sa rigueur et une élégance d’expression unique ont fait d’elle une figure emblématique de l’information au sein du diffuseur public.
Un nouveau Collectif pour l’égalité des femmes, est créé en juin par une quinzaine de femmes dont l’ex-ministre Lise Payette, l’ancienne présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, Léa Cousineau et la jeune femme politique et militante étudiante, Martine Desjardins. Celui-ci vise à rassembler le plus grand nombre de femmes de différents horizons et allégeances politiques au sein d’un regroupement qui se veut non partisan pour faire pression sur les partis politiques provinciaux et les forcer à prendre des engagements concrets envers l’égalité des femmes dans les sphères sociales, économiques et politiques. Le Collectif publie en novembre un manifeste, Manifeste des femmes : pour passer de la colère au pouvoir.
Co-fondatrice et directrice artistique du Festival des Amériques (aujourd’hui Festival TransAmériques) en 1985, Marie-Hélène Falcon est la récipiendaire du Prix du Québec Denise-Pelletier pour son apport à la valorisation de la création contemporaine en théâtre et en danse expérimentale à l’échelle nationale et internationale pendant plus de trois décennies. Considérée comme une médiatrice culturelle d’exception, elle a su faire briller le Québec sur la carte mondiale des arts vivants.
Mary Irwin-Gibson devient la première femme anglicane élue évêque à Montréal.
Atteinte de paralysie cérébrale, Maude Massicotte fonde, avec l’aide d’un de ses amis, l’organisme DéfPhys Sans Limite pour promouvoir une plus grande inclusion dans la société des personnes ayant une limitation fonctionnelle et offrir des sorties et des activités sociales aux jeunes adultes de dix-huit à trente ans, avec ou sans handicap.
Artiste multidisciplinaire, Monic Brassard, à travers le duo COZIC, reçoit le Prix Paul-Émile-Borduas pour sa contribution à l’élargissement des frontières de l’art contemporain québécois. COZIC, un couple d’artistes visuels incontournable de la scène de l’art contemporain québécois, se distingue par sa volonté à désacraliser l’objet d’art et à le rendre accessible.
Déjà disponible dans près 60 pays, la vente de la pilule abortive est finalement autorisée par Santé Canada, après plus de vingt ans de débats et de controverses. La pilule, commercialisés sous le nom de Mifegymiso, et accessible sur prescription du médecin, représente une alternative à l’avortement chirurgical. Elle permet un avortement sécuritaire aux premières semaines de la grossesse et offre aux femmes la possibilité d’avorter dans l’intimité de leur maison et de se soustraire aux contraintes de l’anesthésie associée à l’avortement chirurgical.
Le gouvernement du Québec approuve trois règlements (chapitre M-9, a. 19 b) qui découlent de la Loi médicale afin de permettre aux infirmières de dispenser un certain nombre de services médicaux jusque-là réservés aux médecins, notamment en matière de contraception, de traitements d’infections transmises sexuellement et de soin des plaies.
Lancement du Programme d’accès à l’égalité des femmes dans l’industrie de la construction (PAEF). Le programme propose une série de mesures concrètes afin de favoriser la présence des femmes dans l’ensemble des métiers de la construction.
L’article 318 du Code criminel canadien est modifié afin d’inclure dans la loi sur la propagande haineuse les propos offensants sur la base du sexe.
Publication par Femmes autochtones au Québec (FAQ) du rapport, « Nānīawig Māmawe Nīnawind. Debout et solidaires : femmes autochtones disparues ou assassinées au Québec ». Ce rapport se donne comme objectifs de donner la parole aux femmes autochtones afin de retracer les « causes et les significations » des violences vécues par les femmes autochtones au Québec, les spécificités de celles-ci ainsi que de mettre de l’avant « des pistes d’action qui soient véritablement adaptées au contexte des populations autochtones de la province ».
Implantation dans une vingtaine d’écoles primaires et secondaires d’un projet pilote d’éducation à la sexualité dans l’optique de réintroduire et de rendre obligatoire un programme d’éducation à la sexualité pour lutter contre la désinformation, l’intolérance et la violence sexuelle. Dans la foulée du mouvement #moiaussi, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) annonçait l’introduction du programme d’éducation à la sexualité à partir de l’automne 2018 et le rendait obligatoire dans toutes les écoles primaires et secondaires du Québec.
