Fondation par un collectif de la première revue francophone d’information et de réflexion politique Amazones d’hier lesbiennes d’aujourd’hui destinée à la communauté lesbienne. Publiée jusqu’en 2014, la revue s’inscrit dans la lignée du lesbianisme radical francophone.
Poète, dramaturge et romancière, Anne Hébert est la seconde Québécoise, après Marie-Claire Blais (prix Médicis, 1966), à recevoir un grand prix littéraire français. Son cinquième roman, Les Fous de Bassan, lui vaut le prix Femina, consacrant une œuvre saluée dans toute la francophonie. Cette distinction couronne une carrière exceptionnelle, marquée par une écriture poétique et une exploration lucide des profondeurs psychologiques et sociales. Figure emblématique de la littérature québécoise, reconnue pour sa poésie, ses romans et ses pièces de théâtre, elle a été honorée à de nombreuses reprises, notamment par le Prix du Québec Athanase-David en 1978 pour l’ensemble de son œuvre.
Au Musée d’art contemporain de Montréal, l’exposition Art et féminisme présente La chambre nuptiale de la montréalaise Francine Larivée et The Dinner Party, imposante œuvre de l’artiste américaine Judy Chicago.
L’avocate Bertha Wilson est la première femme à siéger à la Cour suprême du Canada. En 1988, elle participe à la décision de la Cour suprême d’abolir la loi sur l’avortement.
Canonisation de la fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, Marguerite Bourgeoys, en religion Marguerite du Saint-Sacrement, première Canadienne à être reconnue comme sainte.
Adoption de la Charte canadienne des droits et liberté qui garantit l’égalité des hommes et des femmes : « tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi, indépendamment de toute discrimination », indépendamment des autres dispositions de la Charte. Le motif de discrimination portant sur la grossesse est nommément ajouté à l’article 10 de la Charte aux fins d’invalider la décision de la Cour suprême (arrêt Bliss) à l’effet que les distinctions basées sur la grossesse ne constituaient pas une discrimination basée sur le sexe.
Modification de la Charte des droits et des libertés de la personne du Québec (LQ, 1982, c. 61) pour introduire un dispositif d’exception autorisant l’application de mesures de redressement pour permettre l’implantation des programmes d’accès à l’égalité (PAÉ).
Dédié à la défense des droits des travailleuses québécoises, le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT) voit le jour.
Le Carrefour des associations de familles monoparentales du Québec devient la Fédération des associations de familles monoparentales du Québec.
Création du Groupe de Recherche Multidisciplinaire Féministe à l’Université Laval (GREMF).
Cofondatrice du Groupe de recherche multidisciplinaire féministe de l’Université Laval (GREMF – 1982) et de la revue Recherches féministes dont elle assume la direction pendant dix ans (1988-1997), Huguette Dagenais joue un rôle de premier plan dans l’institutionnalisation des études féministes en milieu universitaire francophone au Québec. Anthropologue de formation, elle organise à Québec, en mai 1985, un premier grand colloque sur les « Approches et méthodes de la recherche féministe ». En tant que directrice de la Chaire d’étude Claire-Bonenfant, elle est l’initiatrice du premier Congrès international des recherches féministes dans la francophonie (CIRFF 1996). Elle sera également responsable de l’Université féministe d’été pendant ses onze premières éditions.
La députée fédérale néo-démocrate Margaret Mitchell fait l’objet de moqueries en Chambre lorsqu’elle demande que le gouvernement prenne des mesures pour arrêter la violence conjugale. L’incident, relayé par les groupes de femmes, amène la question dans l’espace public.
La Commission d’étude sur la formation professionnelle et socioculturelle des adultes (CEFA), présidée par Michèle Stanton-Jean, publie un rapport dont plusieurs recommandations visent la réduction des inégalités qui entravent l’accès des femmes à l’éducation des adultes. Le document recommande notamment la « désexisation » des services d’orientation, des normes d’admission, ainsi que des contenus et structures de formation. Spécialiste reconnue de l’histoire des femmes au Québec, elle est membre du Collectif Clio qui publie, en 1982, L’Histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles, ouvrage de référence dans le domaine. Au sein du Comité international de bioéthique de l’UNESCO, dont elle a été vice-présidente puis présidente, elle contribue de manière déterminante à l’élaboration de la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme, adoptée en 2005 par les 192 États membres. Elle est élue l’année suivante à la présidence de la Commission canadienne pour l’UNESCO. En 2025, le Fonds de recherche du Québec la distingue comme l’une des trois personnalités honorées à titre de Grands Sages.
L’ingénieure civile Michèle Thibodeau-DeGuire est nommée déléguée générale du Québec à Boston. Elle est la première femme à occuper un tel poste à l’étranger. En 2013, elle accède à la présidence du conseil d’administration de la Corporation de l’École polytechnique de Montréal, devenant la première femme à occuper cette fonction.
La pratique d’avortements, sans l’approbation des Comités d’avortement thérapeutique prévue par la loi, par dix CLSC et quatre centres de santé des femmes est rendue publique dans les médias. Le gouvernement évoque une « zone grise » sur le plan juridique, pour ne pas intervenir ni intenter de poursuite.
Mise sur pied du Protocole UQAM/Relais-femmes afin de répondre aux besoins de recherche et de formation des groupes de femmes ainsi que favoriser la liaison entre ces dernières et les ressources féministes de l’UQAM dans un objectif de co-construction des savoirs.
Suite à une pétition acheminée au Conseil de presse réunissant plus de 3000 signatures, le Journal de Montréal met fin à sa pratique de présenter une « pin-up » en page 7 du quotidien.
Un Service de la condition féminine est inauguré à la FTQ.
