Chroniques

Jan 22
Pages couvertures. https://www.amazon.ca/s?k=Angela%20Di%20Bello%20Haute%20couture

1961Angelina Di Bello (1917-2007)

L’Italo-Montréalaise Angelina di Bello fonde sur la rue Crescent une école de couture où elle enseigne les bases du design et de la confection. Dès 1946, elle dirige sa propre boutique de haute couture et, en 1971, publie son premier manuel, Haute couture, un ouvrage devenu un classique avec plus de 20 000 exemplaires vendus. D’autres titres suivront, témoignant de son désir constant de transmettre son savoir. Pendant plus de trente ans, ses émissions télévisées, diffusées sur diverses plateformes, ouvrent les portes de la couture à un public immense. Des milliers de femmes apprennent à coudre grâce à ses émissions de télévision et à ses volumes et patrons de couture. di Bello devient alors une figure familière, une référence incontournable pour quiconque souhaite apprendre à coudre avec précision et élégance. Pour le designer Jean-Claude Poitras, sa contribution majeure tient à la démocratisation de la couture : elle a su rendre cet art accessible sans jamais en sacrifier l’exigence et la rigueur.


Jan 01
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Claire Kirkland-Casgrain 1961
Fonds La Presse A1 - Photographe non identifié - https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/4296149?docref=toBtFJVGwFAaVU2UyySHcw

1961Claire Kirkland-Casgrain (1924-2016)

L’avocate Claire Kirkland-Casgrain devient la première femme à siéger à l’Assemblée législative du Québec. Nommée ministre sans portefeuille l’année suivante, elle devient ainsi la première femme à siéger au Conseil des ministres. À titre de ministre, elle occupera plusieurs ministères dans le cours de sa carrière. Sa contribution à la défense des droits des femmes est particulièrement remarquable puisqu’elle est la marraine du projet de loi 16, Loi sur la capacité juridique de la femme mariée, qui reconnaît les femmes mariées comme des personnes juridiques autonomes, et de la Loi 63, qui propose la création du Conseil du statut de la femme. On lui doit également la création de l’ITHQ, la Loi sur les biens culturels et la création des premières réserves fauniques du Québec accessibles à l’ensemble de la population.  Seule femme à siéger à l’assemblée nationale pendant 12 ans, ses réalisations et son engagement pavent  la voie à la participation des femmes en politique. Après sa retraite de l’Assemblée nationale en 1973, elle sera la première femme nommée juge à la Cour provinciale. Elle sera aussi la première femme à obtenir des funérailles nationales au Québec.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/Kirkland.pdf

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/Deputeesprovincial.pdf


Jan 01
Colette Boky, chanteuse d'opéra, 1963
BAnQ Vieux-Montréal Fonds Gabriel Desmarais (Gaby). 1963 https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2856042?docref=_l0rudsHgW-EWnoi9_Lp5g

1961Colette Boky (1935-….)

Soprano colorature, Colette Boky, née Giroux, obtient le Premier Prix de chant avec grande distinction du Conservatoire de musique du Québec et, l’année suivante, le Prix d’Europe 1962. Après des études à Paris, elle fait son entrée au Metropolitan Opera de New York en 1967 où elle interprétera plus de 30 premiers rôles au cours de sa carrière. Sa discographie lui vaudra plusieurs grands prix. En 1981, Colette Boky se joint au corps professoral de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) où elle dirige, à partir de 1997, l’Atelier d’opéra. Elle est intronisée au Panthéon canadien de l’art lyrique en 1998 et, en 1986, elle est honorée par le gouvernement du Québec qui lui décerne le Prix du Québec Denise-Pelletier pour sa contribution exceptionnelle à la culture québécoises.


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Les membres de la commission Parent, en 1961. Soeur Ghislaine Roquette est la seule femme de la Commission
BAnQ 1961 Photo Neuville Bazin

1961Ghislaine Roquet, C.S.C. (1926-2016)

Enseignante de philosophie au collège Basile-Moreau, Sœur Ghislaine Roquet est nommée par le gouvernement Lesage commissaire de la Commission royale d’enquête sur l’enseignement, mieux connue sous le nom de Commission Parent. Elle appuie notamment les recommandations du groupe de créer un ministère de l’Éducation et de déconfessionnaliser l’administration scolaire. Fidèle observatrice du milieu de l’éducation, elle occupe par la suite plusieurs responsabilités publiques. En 1970, en reconnaissance de sa contribution à la réforme de l’éducation au Québec, elle reçoit le titre de compagnon de l’Ordre du Canada.


Jan 01
Des timbres célèbrent trois féministes québécoises qui ont lutté pour la justice sociale. https://www.canadapost-postescanada.ca/blogues/personnel/perspectives/les-feministes-quebecoises-2023/

1961Simone Monet-Chartrand (1919-1993)

Syndicaliste, activiste sociale, pacifiste et écrivaine féministe, Simone Monet-Chartrand joue un rôle déterminant dans la fondation de la division québécoise de La Voix des femmes, aux côtés de Thérèse Forget-Casgrain. Cet organisme pacifiste et non partisan milite contre la prolifération des armes nucléaires. En 1966, elle figure parmi les fondatrices de la Fédération des femmes du Québec. En 2023, un timbre commémoratif souligne une vie consacrée à la promotion des droits des femmes, à la cause pacifiste ainsi qu’à la défense des travailleurs et des travailleuses.

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/Casgrain.pdf

https://histoiredesfemmes.quebec/pdf/MonetChartrand.pdf


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