Tenue de la Commission d’enquête sur les droits civiques de la femme, aussi appelée Commission Dorion. Au nom de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, Marie Gérin-Lajoie, en compagnie de Thérèse Casgrain et d’Idola Saint-Jean, y présente des recommandations pour la refonte du Code civil. Avec l’appui de Thaïs Lacoste-Frémont, sœur de Marie Gérin-Lajoie, l’Association des femmes propriétaires réclame l’abolition de la contrainte que constitue la sujétion à l’autorisation maritale.
Obtention du droit de vote pour les Montréalaises mariées sous le régime de la communauté de biens ou de la séparation de biens qui paient des taxes municipales.
En 1929, le Conseil privé de Londres, alors plus haute instance judiciaire du Canada, annule une décision de la Cour suprême du Canada et met fin à un long débat juridique connu sous le nom de l’Affaire personne. Il reconnaît que les femmes sont des « personnes » au sens de la loi et doivent jouir, au même titre que les hommes, de pleins droits civils. Jusqu’alors, une interprétation restrictive de la Loi constitutionnelle de 1867 excluait les femmes de cette définition, notamment en matière d’éligibilité au Sénat. La controverse remonte à 1918, lorsqu’un avocat ayant comparu devant la juge albertaine Emily Murphy avait contesté la légalité de ses jugements, soutenant qu’elle n’était pas une « personne » au sens du droit coutumier britannique. En renversant cette interprétation, le Conseil privé reconnaît officiellement le statut juridique des femmes et ouvre la voie à leur nomination au Sénat. Cette décision marque un tournant majeur dans l’évolution du droit constitutionnel canadien et constitue une avancée fondamentale dans la reconnaissance de l’égalité juridique des femmes.
Le Comité provincial pour le suffrage féminin devient La Ligue des droits de la femme à l’instigation de Thérèse Casgrain.
Pour sa sculpture « Mon grand–père », Sylvia Daoust obtient un premier prix pancanadien à la Willingdon Arts Competition. Elle obtient également la même année une bourse du gouvernement du Québec pour poursuivre des études en France. À son retour en 1930, elle devient professeure de dessin, d’anatomie et de modélisation à l’École des Beaux-Arts de Québec puis, à partir de 1942 à 1968, elle enseigne la sculpture sur bois et pierre à l’École des Beaux-Arts de Montréal. Les sculptures et les monuments de Sylvia Daoust se retrouvent dans plusieurs villes du Québec et dans des lieux publics importants, alors que plusieurs de ses réalisations constituent un patrimoine artistique dans différentes églises et institutions religieuses.
